Pétrole : le Congo-Brazzaville nouveau membre de l’OPEP

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Une plateforme offshore d’exploitation de pétrole. © Getty Images/HeliRy

La République du Congo devient membre de plein droit de l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (Opep). Sa candidature a été adoptée, le 21 juin à Vienne, en Autriche, au cours d’une réunion des ministres des Etats membres de cette structure internationale.

L’adhésion du Congo à l’Opep traduit la volonté du chef de l’Etat de placer son pays « au rang des leaders mondiaux, porteurs de propositions dans les négociations internationales », indique un communiqué de la présidence de la République, publié en janvier dernier.

Selon le même document, « ce statut de membre de plein droit témoigne de l’engagement du Congo d’appartenir à un cartel ayant entre autres missions, la fixation des quotas de production, qui influe sur le prix de vente du pétrole, et ce, dans l’intérêt des pays membres ».

Le Congo devient alors le quinzième membre de l’Opep et le septième pays d’Afrique à faire partie de cette organisation. Créée en 1960, l’Opep se compose des pays suivants : Emirats arabes unis, Iran, Koweït, Qatar, Irak, Arabie saoudite, Venezuela, Equateur, Gabon, Nigeria, Angola, Guinée équatoriale, Algérie, Libye et Congo. 

Cette adhésion à l’Opep intervient au moment où le Congo s’attend à connaître une hausse de la production pétrolière, consécutive à l’entrée en exploitation du gisement Moho Nord dont la production est estimée à plus de 140 000 barils par jour.

Il s’agit d’un projet gigantesque situé en offshore profond au large de Pointe-Noire. Le coût des investissements est évalué à plus de dix milliards de dollars. La société française Total est l’opérateur principal du gisement, suivie de la Société nationale des pétroles du Congo et de la compagnie américaine Chevron.

À cela s’ajoute l’entrée en production du projet Banga Kayo pour une production de 50 000 barils par jour. La production nationale pourrait dépasser 350 000 barils par jour en 2018, selon les projections du ministère en charge des Hydrocarbures.

Premier produit d’exportation du pays, le pétrole occupe une place de choix dans l’économie nationale. L’abaissement des cours survenu en 2014 présente des conséquences négatives sur les recettes publiques.

Désormais membre de l’Opep, le Congo aurait la possibilité de participer à la prise des décisions et à la définition des politiques concernant le secteur pétrolier mondial.

Christian Brice Elion 

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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