Pénurie d’essence au Congo : les chauffeurs casquent, les voyageurs trinquent

Pénurie d'essence au Congo

Pénurie d’essence au Congo : les chauffeurs casquent, les voyageurs trinquent

Cela fait deux semaines que l’essence manque terriblement à Brazzaville, la capitale de la République du Congo, plongeant dans le désarroi les automobilistes ainsi que la population qui éprouve d’énormes difficultés pour se déplacer en voiture. 

Rencontré aux abords d’une station d’essence, Maixent Koud, taximan de profession, a les yeux rouges et hagards. Il n’a presque pas dormi, à force d’errer de station en station à la recherche du précieux carburant. « Je suis contraint, un jour sur deux, de passer la nuit dans une station d’essence pour m’approvisionner en carburant afin de travailler le lendemain », confie Maixent, estimant que sa vie « n’a plus de sens », contraint qu’il est de vivre à la belle étoile 

« Ce qui me fâche le plus, martèle-t-il, c’est que depuis que dure cette situation aucun responsable du département des hydrocarbures n’est monté au créneau pour donner la moindre explication».

Fataliste, il ajoute : «tant que l’insécurité sévissait dans le département du Pool, on pouvait comprendre le manque de carburant mais comme maintenant la paix s’est presque installée on s’interroge sur les raisons de la difficile situation que nous vivons ».

Compagnon d’infortune de Koud, Philippe Gatsé analyse la pénurie d’essence comme une descente de plus dans la conjoncture que vivent les Congolais. « Je ne comprends pas où nous allons dans ce pays », déplore Gatsé, incapable de trouver du carburant pour mettre en marche ses deux minibus, garés de force à la maison. 

«,Je ne peux pas faire, souligne-t-il d’air résigné, le pied de grue dans les stations d’essence, au regard de mon âge et ma santé. Ainsi, ,je vais faire contre mauvaise fortune bon cœur en attendant dans mon coin le rétablissement de la situation ».

Dans les arrêts, les bus se font rares et, si par miracle ils circulent, ils fractionnent les trajets. Au grand découragement des passagers obligés de payer plus que d’habitude pour voyager. Ainsi, pour se rendre, par exemple, de la zone nord de Brazzaville au centre ville de la capitale, soit une distance d’environ 20 km, le tarif vous revient, après avoir emprunté trois bus, à 450 FCFA contre 150 FCFA, en temps habituel.

A demeurant, tous les chauffeurs ne profitent de l’occasion et pour cause certains n’ayant pas assez de carburant limitent leur zone d’activités, de peur de tomber en pane sèche. 

« Je suis de l’arrondissement deux Bacongo (sud de Brazzaville) et je ne peux aller au-delà puisque ,je n’ai pas assez de carburant », confesse Germain Tsidoko, un taximan qui révèle avoir acheté à 750 FCFA le litre d’essence qui coûte officiellement 495 FCFA.

Pour ce prix fort, il a fallu donner « un pourboire » au pompiste, ajoute Germain, obligé de faire passer la course de 1000 FCFA à 2000 FCFA. 

Avec APA 

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