Mode et musique : Queen Tawa se veut la vitrine culturelle du Congo

Queen Tawa en mode Oreilles de l'éléphant

Queen Tawa en mode Oreilles de l’éléphant

L’artiste musicienne, faiseuse des modèles, a lancé, depuis le 1er septembre, un clip intitulé « Liputa Swagga », dans le cadre de son nouveau projet.

« Liputa Swagga que je suis en train de défendre actuellement, c’est ma collection juin 2018. Chaque fois que je lance une collection, je dois l’accompagner par un single et un clip pour présenter mes tenues. Parce que la musique c’est pour me rendre visible et me permettre de faire des défilés et vendre des vêtements. Ce qui est beau dans le projet, c’est que faire de la musique élargit le champ. Car en fait, l’un ne va pas sans l’autre. Je ferai trois collections l’année », a déclaré l’artiste.

Animée d’un esprit patriotique, elle a fait réaliser son clip « Liputa Swagga » par un Congolais. Queen Tawa présente ses défilés comme une exposition, parce qu’elle considère ses vêtements comme des œuvres d’art. Sa dernière collection, dont le clip vient de paraître, a été présentée officiellement au public le 30 avril, à la Voile blanche à Pointe-Noire. Cependant, les « Queens mapupa ou oreilles de l’éléphant » y en a de plusieurs modèles, ce ne sont que des formes qui changent. Il y en a des pointus. Sa prochaine collection s’appellera Tchuingui tout comme son prochain single. « Je veux devenir la vitrine culturelle du Congo. Je veux participer aux grands défilés. S’il y a un fashion au Japon, je pars pour montrer que je viens du Congo », dit-t-elle.

Qui est Queen Tawa ?

De son vrai nom Tchianna Tchicou-Pembey, Queen Tawa « la reine » est chanteuse styliste congolaise, née et grandi à Brazzaville où elle évolue. Partie pour la France en 2000 poursuivre ses études, elle est revenue définitivement au Congo en 2015. Après son baccalauréat en science médico-sociale obtenu en France dans le but de devenir assistante sociale, choix fait par son père, elle va finalement commencer à travailler comme serveuse en 2003. Elle évolue également dans ce domaine jusqu’à à atteindre le poste de management en hôtellerie. Lorsqu’elle revient au pays, elle est recrutée dans le cadre du management dans un grand hôtel de la place.

Sur le plan musical, elle a tenu son premier micro à l’âge de 17 ans pour un enregistrement avec son frère Moto na Genge Charly Charles. Ensuite, elle a plusieurs fois accompagné l’une de ses sœurs, Taly M, une qui habite actuellement en Inde. En 2013, elle a joué au Festival panafricain de musique. C’est dès lors qu’elle a eu l’envie de revenir au pays s’y installer.

Fille de l’ancien couple des musiciens Charles Tchicou et Pembey Sheiro (à qui elle ressemble physiquement), Queen Tawa est beaucoup plus attachée à la mode. C’est à bas âge qu’elle s’y intéresse mais c’est finalement en 2012 qu’elle est devenue professionnelle. Elle a fait plusieurs défilés à Paris dont le dernier date de 2015 et a aussi défilé à l’élection Miss Congo France en 2014. Elle a fait également des castings.

A l’échelle nationale, Queen Tawa a participé au premier Salon du pagne organisé par Prisca Okemba, le 30 juin dernier à Brazzaville, et a défilé avec ses mannequins à l’élection Miss indépendance du Congo en 2017. Elle a été récipiendaire à la catégorie Mode aux Sanzas de Mfoa. Le 8 mars 2018, elle a été décorée Chevalier dans l’ordre du mérite congolais par le Premier ministre, ce qui passe pour sa plus grande fierté artistique. Elle a, d’ailleurs, fait couler des larmes d’émotion en voyant son travail reconnu par la République.

Bruno Okokana 

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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