Meeting de Brazzaville : Intervention de René Serge Blanchard Oba

Meeting de Brazzaville : Intervention de René Serge Blanchard Oba

René Serge Blanchard Oba

René Serge Blanchard Oba

L’opposition congolaise a tenu ce dimanche à Brazzaville son plus grand rassemblement depuis le retour au pouvoir du président Denis Sassou-Nguesso en 1997. Les leaders et leurs militants ont demandé au pouvoir de renoncer à son projet de convoquer un référendum constitutionnel qui permettrait au chef de l’Etat de se représenter en 2016.

Très chers collègues Présidents des Partis Politiques ici présents,

Militantes et Militants, je m’adresse au Congo profond
En votre nom à tous, pour clore ce méga meeting, j’ai la charge de stigmatiser l’appel de Diata comme conducteur et catalyseur de nos actions futures, en réponse à l’attitude arrogante, va-t’en guerre et suicidaire de Monsieur le Président de la République du Congo Denis Sassou Nguesso.
Les orateurs qui m’ont précédé, ont dit la justification de ce méga meeting entre autre par le climat délétère qui s’est installé dans notre pays après le message non régalien à la nation du Président de la République.
Ce message se résume de la Façon suivante :
Je suis jules césar. Je suis à l’apogée de mon art, nul n’a le droit de perturber mon sommeil.
Je suis imbu de moi-même et de mon pouvoir. Vous avez osé me contredire sur mon projet de vassalisation du Congo alors, je mets en œuvre dictatorialement un Référendum, justifié par : mon dialogue de SIBITI et la question malicieuse et piège que j’ai posé aux hautes instances juridiques du Congo.
Ma souveraineté ne tient pas compte de l’ensemble du peuple comme le veut l’article 3 de la constitution.
Je suis le Chef des armées, le chef de tous les services de sécurité, je détiens ainsi tout le potentiel militaire que j’ai amassé à vos dépends par l’argent du peuple alors si vous êtes des hommes et femmes capables montrés le moi.
Militantes et Militants
Après l’article 75 de la défunte, on nous vend aujourd’hui l’article 110 alinéa 3 qui n’existe même pas dans la constitution du 20 janvier 2002 et qui vise le pouvoir l’égislatif. Pauvre constitution.
Pourtant, « en ma qualité d’officier général, je n’accepterais jamais que la constitution violée. Si la constitution est violée, tous les démocrates doivent se levés, jamais », disait un contemporain qui s’appelle Denis Sassou Nguesso en ces mêmes lieux.
Oh diantre, c’est vrai que les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent.
Sommes-nous alors heureux de consommer tous les jours que Dieu a faits
– la remise sous le boisseau de la parole sociale,
– La mise au pas de la justice
– L’atteinte aux libertés fondamentales,
– l’opacité de la gestion des finances publiques,
– L’école, la santé, l’électricité, l’eau courante, qui sont les éléments de base d’une marche vers le développement demeurent des préoccupations qui humilient un pays riche du déséquilibre avantageux dans le rapport démographie/richesses exploitées, demeurent des préoccupations récurrentes jamais satisfaites
– La jeunesse est étranglée par un chômage endémique dont aucune issue n’est entrevue. comme une lèpre, elle s’absorbe complètement.
– L’implication de la femme et son épanouissement dans la réalisation de la société n’est qu’hérésie
– Les retraités accèdent difficilement à leurs pensions
– la privatisation du pays par une caste de possédants qui ne sont pas des capitaines d’industries, mais des fonctionnaires dont l’audace des réalisations choque énormément.
– Un système installé, qui érige ses propres codes, et qui se place hors d’atteinte du droit pour profiter d’une impunité qui nargue notre peuple sévèrement paupérisée devenu un simple spectateur de sa propre histoire.
– Des fortunes immenses germent ex nihilo devant une dégradation de la vie sociale de l’habitant.
– Des nouveaux nababs qui font les délices des musiciens de pays voisins qui ont trouvé là, un film intarissable en chantant les louanges de ces beaux messieurs très sensibles au genre.
– La théorisation des biens financiers dans les maisons au mépris de la loi, assurant des vols curieux sans poursuites judiciaires
– Des décès anodins de cadres politiques et administratifs
– Bref, aucun segment de la société n’échappe à la détresse sociale
– Les promesses faites aux travailleurs ne sont pas honorées. On n’a pas d’argent pour faire évoluer les salaires des travailleurs pour améliorer leurs pouvoirs d’achat mais on se vante de construction hors gabarit financier. les chefs de centrales syndicales sont considérées comme des boulets au système par leur prise de position au débat national ;
Enfin, Toutes choses évoquant la vitalité d’un régime dur.
Nous avons laissé faire et pour quelles raisons ? Aujourd’hui, la dérive quitte la dimension du petit cours d’eau pour devenir un océan. Pris par le vertige de la longévité au pouvoir, notre Président est devenu sourd à tout. Le nez dans le guidon, il fonce droit devant lui et ne discerne plus rien ; sa boulimie l’emporte.
Nous vivons dans un pays gorgé de pétrole et sous peuplé, ou tous les bonheurs devraient être permis, mais l’on souffre comme dans un bagne.
Comme des bouffons du Roi, on nous amuse avec des réalisations ludiques qui ne profitent qu’au clan. Même la nourriture vient de l’étranger quel honte ? La cuisine congolaise est devenue fade.
Le Congo notre pays est en état de compression. Toutes les attentes de progrès marquent le pas.
C’est pourquoi, il nous appartient désormais de laisser le gros français. Lorsque le torrent déferle, si vous le pouvez, mettez un barrage parce que s‘il arrive sur vous il vous emportera.
Dans cette dérive d’essence monarchique, le seul rempart c’est la prise de conscience citoyenne de tous les congolais. Face à un pouvoir en apesanteur sur la réalité, complétement fermé dans la seule industrie qui marche dans ce pays la propagande, seul le génie populaire est le recours légitime.
Comment peut-on en 4 jours, faire un recensement extraordinaire sur un fichier électoral émanent du recensement administratif special de 2013 qui indique que pour la Zone sud on constate une baisse de la population de 557501 à 376840 soit une baisse de -32% et que pour la partie nord une augmentation de la population de 388107 à 465039 soit +20%.
Au regard de tout ce que nous vivons, de la misère dans laquelle on nous enferme au bénéfice d’un clan, de la vassalisation dont nous sommes victime, du message à la nation du Président de la République, les Forces Politiques opposées au changement de la constitution du 20 janvier 2002 avec l’IDC et le FROCAD, disent ;
1- Mr le Président de la République du Congo, nous vous demandons de retirer votre projet de changement de la constitution du 20 janvier 2002,
2- de renoncer au référendum inhérent à votre seul profit et de votre clan.
3- Si vous persévérer, dès l’annonce de la date du référendum, tout le congo sera dans la rue.
Congolaises Congolais, fils de la Nation au-delà de vos convictions religieuses, de tribus, d’idéologie, de Parti, soucieux de favoriser une alternance intégrale de l’Homme et de la vision de développement de notre beau pays, apprêter-vous à désobéir.
Au monde international, les opposants congolais sont interdits par le Président de la République de sortir du territoire national au mépris de l’article 16 de la constitution, qui stipule  »Tout citoyen a le droit de circuler librement sur le territoire national. Il a le droit de sortir librement du territoire national, s’il ne fait l’objet de poursuites pénales, et d’y revenir » A cet effet, Nous vous demandons d’interdire l’accès dans vos pays des membres du gouvernement congolais.
Que vive la démocratie
Que vive la liberté
Que vive le Congo de nos ancêtres
Je vous remercie


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