’’Mbata Ya Bakolo’’ : Le Congo a érigé un centre de détention des sans papiers

’’Mbata Ya Bakolo’’ : Le Congo a érigé un centre de détention des sans papiers

Image d’archive|le Congo a érigé un centre de détention des sans papiers pour leur prise en charge avant leur reconduction à la frontière.

Image d’archive|le Congo a érigé un centre de détention des sans papiers pour leur prise en charge avant leur reconduction à la frontière.

Soucieux du respect des conventions internationales en matière d’immigration, le Congo a érigé un centre de détention des sans papiers pour leur prise en charge avant leur reconduction à la frontière. La révélation a été faite, ce 20 mai 2015, par les autorités congolaises, au cours de leur échange avec le corps diplomatique accrédité au Congo.

Sous les auspices du ministre congolais de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, en partenariat avec la direction des affaires étrangères et de la coopération représentée par son secrétaire générale, Cyprien Mamina, la direction générale de la police congolaise a échangé avec le corps diplomatique accrédité au Congo. Balayant d’un revers de la main, certaines rumeurs ayant trait à certains dérapages, Cyprien Mamina, a informé les représentants de la communauté internationale que ses services et ceux de la police travaillent la main dans la main pour créer les meilleures conditions de rapatriement des sujets étrangers sans papiers.

Pour le cas de la RDC, le secrétaire général des affaires étrangères a parlé de plus de 300 personnes non en règle renvoyés à Brazzaville pour Kinshasa via le train Gazelle. Et pour la circonstance, a-t-il ajouté, un centre de détention est aménagé pour tous les sans papiers. Il a rassuré que, toutes les autorités congolaises travaillent d’arrache pied pour apporter le minimum vital à tous les étrangers en situation irrégulière.

Un avis largement partagé par l’Ambassadeur de la RDC en poste à Brazzaville, Christophe Muzungu, qui a rassuré le corps diplomatique accrédité au Congo sur le bon déroulement de l’opération « Mbata ya Bakolo » de Pointe-Noire. « Je voudrais confirmer la véracité des faits parce que, nous travaillons ensemble avec les autorités congolaises. Cette-fois-ci, il n’ya pas de dérapages.. », a déclaré Christophe Muzungu en substance. Il a émis quelques inquiétudes au sujet des convoyages des refoulés qui ne sont pas bien sécurisés. En guise de réponse, le secrétaire général des affaires étrangères lui a prié, de vive voix, d’expliquer aux ressortissants de la RDC de prendre des trains climatisés à la place des véhicules.

>>> À lire aussi : ’’Mbata Ya Bakolo’’ –  La RDC convoque l’ambassadeur du Congo-Brazzaville à Kinshasa

Pour sa part, le représentant du HCR a noté quelques avancées significatives cette année par rapport à l’opération « Mbata ya Bakolo » de Brazzaville, en témoignage du rapport de ces deux collaborateurs envoyés à Pointe-Noire. Des inquiétudes sont venues surtout du côté de l’Ambassadeur du Sénégal. Pour elle, le problème se situerait surtout au niveau des services d’immigration qui foulent aux pieds le droit international. Elle a sollicité une période de prolongation, le temps de mettre au courant les autorités sénégalaises, sur les dispositions à prendre pour les reconduits à la frontière. Une doléance qui n’a pas rencontré l’assentiment de la direction générale de la police en raison de difficultés liées aux moyens financiers, à moins que l’Ambassade du Sénégal supporte la prise en charge de ces ressortissants pour ce report souhaité pour le cas échéant.

Au cours de cet échange, il y a eu également de nombreux témoignages des représentants du Mali, de la Guinée et du Cameroun. Ils reconnaissent avoir travaillé ensemble avec le porte parole de la police congolaise, Moukala Tsoumou, avant de poursuivre : « cette fois-ci, nous n’avons pas connu beaucoup de problèmes. »

A noter que, le Congo a mis des bouchées doubles pour que cette opération de refoulement des sans papiers se fassent dans les meilleures conditions possibles. Au centre de détention aménagé, les personnes en situation irrégulières sont prises en charge sur le plan alimentaire. Aussi, certaines familles, des ONG et des associations viennent-elles en aide à ces personnes pour suppléer les pouvoirs publics.

(Alwihda Info)


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