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Malgré la défaite le public sportif congolais est sorti du stade de la Concorde satisfait

Le onze national congolais a courbé l’échine 2-3 devant les Ghanéens ce 1er septembre dans un match inaugural qui comptait aussi pour la journée Fifa.Le complexe sportif « La Concorde » a accueilli, juste après son inauguration par le chef de l’Etat Congolais, la première rencontre sportive. 2-3 aura été le score final de ce derby Congo-Ghana. Une fin de match saluée par le public sportif congolais.

Drapelets aux couleurs nationales (vert-jaune-rouge) en mains, les Brazzavillois de tous les âges ont prix d’assaut le complexe sportif La Concorde de Kintélé, le 1er septembre pour assister à ce match inaugural dans ce joyau qui fait la fierté du pays. Cette impressionnante foule donnait à penser qu’elle avait décidé de remplir les 60 mille places assises que compte ce stade flambant neuf
 
Mais, sans risque de se tromper, on peut aussi affirmer que certains Brazzavillois se sont abstenus d’aller voir le match de visu et ont passé des consignes à leur progéniture de ne pas mettre pied à Kintélé. Ceux-là ont dû fonder leur appréhension sur le souvenir inédit de janvier 2015, quand, pendant la coupe d’Afrique des Nations de football qu’accueillait la Guinée Equatoriale, la victoire, la défaite et le nul des Diables rouges entraînaient pillage et casse dans la ville ou dans le pays.
 
Pourtant, la jeunesse congolaise qui a massivement fait le déplacement de Kintélé pour  toucher du doigt la réalité de ce stade, en y regardant le match inaugural en ‘’live’’, s’est comporté autrement à la fin du match, en dépit de la défaite de son équipe nationale.  
 
En effet, non seulement ils ont encouragé leur équipe comme dans une compétition, mais aussi ils ont regagné leurs quartiers et domiciles respectifs à pied sans incident majeur. Les uns ont résolu de faire les 7 kilomètres du tout nouveau viaduc à pied. Les autres ont choisi de passer par Ngamakosso, presque la même distance et toujours à pied.
 
Par ici, comme par là bas, la foule était immense et défilait de façon incessante, tantôt à petits foulés, tantôt en marchant à pas de géants par groupes. Parfois torses nues ou en contre sueur. Quelques fois, elle  laissait passer le véhicule au milieu de la chaussée dont elle occupait les abords. Tout comme elle pouvait occuper un côté de la voie, contraignant les véhicules de prendre l’autre.
 
En tout cas, de Kintélé à Talangaï où chute le viaduc, et à petit chose où se trouvent les vois d’éclatement, il n’a pas été ni observé ni déploré un acte incivique posé par ces jeunes qui saluaient par des chants de toute nature, «la fin du doute sur la modernité du Congo », selon leur propre expression.    
 
Sans laisser tomber leur drapelets, les jeunes se sont montrés plutôt civiques et responsables le long du chemin qui les a reconduits, chacun en ce qui le concerne, à la maison.
Certains observateurs ont semblé oublier le chao du début de l’année qualifiant en parlant d’une jeunesse au comportement patriotique, ayant fait preuve de conscience citoyenne  à travers le respect de ce qui se construit dans le pays. Ceux-là ont ainsi trouvé l’occasion de se satisfaire de cette attitude.
 
D’autres ont par contre soutenu mordicus que la jeunesse congolaise n’est pas aussi incivique qu’on le croit. Ce groupe d’observateur de la scène nationale croit savoir que l’attitude des jeunes au sortir du match de gala Congo-Ghana n’est pas nouvelle. Elle  reflèterait selon eux la nature consciente de la jeunesse congolaise.
 
A en croire ces Congolais qui refusent de s’identifier à un parti ou groupement politique, le comportement responsable affiché par les jeunes à l’issue de ce match de gala donnerait la preuve que lors des matchs du Congo à la CAN 2015, les jeunes avaient manipulés.
 
En effet, avant les dérives juvéniles du début de l’année et dont personne n’a jamais pu expliquer les tenants et les aboutissants, il était observé qu’après avoir assisté à un match au stade Alphonse Massamba-Débat, les jeunes regagnaient, souvent à pied, leur quartier respectif, sans casser ou piller. Il en était de même après la victoire de Barcelone, notamment du temps de Samuel Eto’o.
 
En tout cas, il est plus que temps pour les jeunes congolais de comprendre qu’ils constituent l’espoir du pays. Il leur incombe aussi la responsabilité de préserver les acquis pour un lendemain meilleur que le présent de leurs aînés.  Il faut, pour cela que cette espèce de prise ou de reprise de conscience soit pérennisée.

 

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