home Brazzaville, Congo Lutte contre le terrorisme : les musulmans interdits de porter le voile au Congo

Lutte contre le terrorisme : les musulmans interdits de porter le voile au Congo

Une mosquée à Brazzaville
Image d’archive|Une mosquée à Brazzaville

Le président du Conseil supérieur islamique du Congo, El Hadj Djibril Abdoulaye Bopaka, a dévoilé le 26 avril, la teneur de cette décision prise récemment, en compagnie d’autres, par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation

Dans le but de lutter contre le terrorisme qui est déjà aux portes de certains pays frontaliers du Congo, les autorités congolaises viennent d’interdire le port de la burqa et les autres formes de voile islamique cachant le visage dans les rues. « Le Congo est un pays laïc, où toutes les religions sont présentes. Mais, les autorités ont constaté qu’il y a certaines personnes qui portent le voile pour commettre des actes mafieux. Le gouvernement a mené des enquêtes et arrêté certaines personnes. Il nous a dit qu’il ne veut plus voir les musulmanes porter le voile du visage jusqu’aux épaules, car dans d’autres pays, ce sont les femmes qui perpétuent les actes terroristes. Seul le port du foulard est autorisé », a expliqué El Hadj Djibril Abdoulaye Bopaka.

Le président du Conseil supérieur islamique du Congo a également annoncé aux mahométans la mesure prise par les autorités interdisant les musulmans de nationalité étrangère de passer des nuits dans les mosquées. « L’autre mesure concerne le contrôle des mosquées parce que les musulmans centrafricains, camerounais qui ont des problèmes dans leurs pays respectifs viennent au Congo sans papiers et n’ont pas de résidence. Ils dorment dans les mosquées, c’est une mauvaise démarche parce que la mosquée est faite pour la prière et non pour dormir », a-t-il commenté.

Il a enfin informé les musulmans de la poursuite de l’opération de police  « Mbata Ya Bakolo » qui vise à lutter contre la criminalité et l’immigration clandestine au Congo. En effet, depuis le 20 janvier dernier, les autorités policières ont relancé cette opération avec comme cible toutes les communautés étrangères vivant de manière illicite dans le pays. Déjà cette année, une centaine d’individus, originaires de la RDC, du Mali, du Nigéria, du Sénégal, du Cameroun et du Niger  ont été expulsés du territoire congolais faute de papiers.

« Si vous n’avez pas de papiers vous autorisant de vivre au Congo, vous serez reconduit dans votre pays d’origine, moyennant une amende. Nous avons demandé au ministre de l’Intérieur de nous accorder quinze jours pour sensibiliser tous les musulmans », a conclu El Hadj Djibril Abdoulaye Bopaka qui rendait compte de la séance de travail qu’il avait eue avec le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, quelques jours auparavant.

© Adiac-Congo

TAGS:
Photo du profil de Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils