L’Union européenne n’enverra pas d’observateurs à l’élection présidentielle du 20 mars au Congo

L’Union européenne n’enverra pas d’observateurs à l’élection présidentielle du 20 mars au Congo

vote de Brazzaville

Dans un bureau de vote de Brazzaville, le 15 juillet 2012|AFP

L’Union européenne n’enverra pas d’observateurs à l’élection présidentielle du 20 mars au Congo-Brazzaville. Pour l’UE, les conditions pour que le scrutin se déroule de manière démocratique ne sont pas réunies. L’Europe avance plusieurs raisons.

Bilan insuffisant. Pour le porte-parole de l’Union européenne, la réforme de la loi électorale du 23 janvier ne permet pas d’assurer « le caractère démocratique, inclusif et transparent de l’élection ».

Une source européenne explique : « La Céni n’est pas assez indépendante. Le président de la Commission électorale nationale et indépendante a été nommé par le chef de l’Etat alors qu’il aurait dû faire l’objet d’un consensus entre les partis. Par ailleurs, ajoute cette source, l’administration est surreprésentée dans la Commission. »

Deuxième raison avancée par l’UE, la qualité du fichier électoral est « insuffisante et risque d’affecter la crédibilité du vote ». Une source évoque un « gonflement du ficher dans certaines régions. Nous avons constaté des écarts importants entre le nombre d’inscrits sur les listes et les chiffres de la population en âge de voter, extrait du recensement de 2007 ».

Par RFI


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