L’Union africaine confie au Congo la gestion du nœud Internet d’Afrique centrale

L’Union africaine confie au Congo la gestion du nœud Internet d’Afrique centrale

L’Union africaine (UA) et le Congo ont signé vendredi à Brazzaville, un accord pour la transformation du point d’échange Internet congolais (CGIX) en nœud Internet régional des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Les textes y afférents ont été paraphés par le directeur de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) du Congo Yves Castanou et Moses Bayingana, représentant de l’UA.

« C’est un excellent jour pour nous parce que c’est l’aboutissement de beaucoup d’efforts. Tout ce qu’on a fait depuis 2013 est en train de porter les fruits au niveau continental, notamment de l’UA. C’est important que notre point d’échange devienne un point d’échange régional. Les entreprises, les universités et autres institutions de la sous-région vont se connecter au nœud Internet du Congo et inter-changer », s’est félicité Yves Castanou.

« Notre point d’échange sous-régional va se connecter avec d’autres points régionaux d’Afrique du Nord, de l’Est, de l’Ouest et Sud. Les conditions de l’UA sont draconiennes avec les exigences que l’ARPCE est en train de respecter pour faire en sorte que notre pays devienne le hub Internet de l’Afrique centrale », a-t-il ajouté.

Le Congo recevra via l’ARPCE un appui financier de l’UA de 150.000 dollars, soit plus de 75 millions de francs CFA, en vue de soutenir le plan d’action du point d’échange Internet d’Afrique centrale. Le Congo disposant déjà des équipements adéquats, cet apport de l’UA devrait lui permettre de renforcer les logiciels.

Hormis le Congo, l’UA apporte son assistance à d’autres pays du continent dans le cadre de son initiative du Système africain d’échange Internet (AXIS) qui vise à installer 33 points d’échanges en Afrique.

Cet important projet devrait permettre d’améliorer la qualité de la connexion Internet tout en favorisant la baisse des prix aussi bien au Congo que dans d’autres pays de la région.

« En France, vous avez du très haut débit. Les opérateurs font 50 mégas par seconde à 19,90 euros. En Afrique une connexion à 1 méga par seconde coûte 150 euros. En Europe, les autres ont su qu’il faut créer les nœuds pour maintenir le trafic. Cela fait que le trafic soit plus rapide avec le développement des contenus et la pérennité des échanges », a indiqué Auguste Yankey, expert de l’UA.

D’un coût global de plus de 5 millions d’euros, le projet AXIS bénéficie d’un soutien financier du Luxembourg et du fonds fiduciaire Euro-Afrique.

Avec Xinhua



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