L’importance du numérique au coeur d’un colloque à Brazzaville

Christian Nex Satou

Christian Nex Satou ouvrant les travaux du colloque /Photo Adiac

La contribution du bon usage des réseaux sociaux à la diversification de l’économie congolaise a fait l’objet, le 7 juillet, d’une conférence spéciale placée sur le thème « Réseaux sociaux, quel apport pour un pays en voie de développement ? ».

Co-organisé par Diaspo investigation et nexcom consulting, le colloque initié par des jeunes congolais de la diaspora visait deux objectifs : sensibiliser l’opinion au bon usage des réseaux sociaux et identifier les leviers du secteur pouvant soutenir le développement du pays.

A la lumière des thématiques développées à l’occasion, il en est ressorti qu’au-delà des considérations profanes, le numérique et les réseaux sociaux constituent vraisemblablement un secteur porteur de richesses pour lequel le Congo doit miser pour renforcer son économie.

« On a attribué aux réseaux sociaux une mauvaise connotation. Dans d’autres pays, les réseaux sociaux sont un levier économique. Au Congo, au moment où nous parlons de diversification de l’économie, nous sommes persuadés que le secteur des réseaux sociaux est une réponse adéquate à cette problématique. Le Kenya, le Rwanda et le Madagascar qui en ont fait bon usage, tirent déjà profit. Il est donc important que le Congo s’inscrive dans cette lancée », a affirmé Christian Nex Satou.

Ainsi, développant sa thématique sur les ‘’Ecosystèmes du numérique : niches et opportunités’’, Luc Missidimbazi a démontré techniquement que le meilleur usage des réseaux sociaux peut contribuer au développement économique du Congo. Pour mieux persuader son auditoire, l’ex-coordonnateur du projet CAB, conseilleur télécom et numérique du Premier ministre, a épinglé les secteurs du foncier, de la santé et de l’enseignement supérieur comme parmi ceux qui, une fois numérisés, peuvent générer les ressources financières importantes, capables de soutenir l’économie.

« Dans le domaine foncier, par exemple, on peut créer une application pour identifier numériquement les propriétaires terriens ou encore vérifier l’authenticité des espaces vendus ou libres. Même chose dans le domaine de la santé et à l’Université Marien-Ngouabi, où il manque des applications capables pour optimiser la gestion du personnel et des finances », a expliqué Luc Missidimbazi.

Un autre thème passionnant, intitulé le ‘’Web journalisme : une nouvelle forme de journalisme, déontologie contre désinformation’’ a été présenté par Antonin Bossoto. Cet enseignant chercheur à l’Université Marien-Ngouabi a fait la corrélation entre le journalisme traditionnel et celui dit 2.0, pratiqué sur le net, source de fake news.

Firmin Oyé

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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BrazzavilleNouvelles technologies

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