Les signes d’une décrispation des relations entre le Congo et ses partenaires occidentaux

Les signes d’une décrispation des relations entre le Congo et ses partenaires occidentaux

Plus d’un observateur avait pensé à l’isolement diplomatique du Congo, après la réélection du président Denis Sassou N’Guesso pour un troisième mandat que plusieurs de ses partenaires avaient vu d’un mauvais œil.

Les choses ont pourtant évolué en faveur du régime congolais.

Après une tension diplomatique avec l’Union européenne (UE) et les États-Unis, l’ère est à actuellement l’apaisement, comme en témoigne plusieurs gestes récents.

L’un de ces faits est le message du président américain Barack Obama qui, à l’occasion du 56e anniversaire de l’indépendance du Congo, « s’est joint au peuple des USA » pour souhaiter ses meilleurs vœux au peuple et au président de la République du Congo.

« Nous restons engagés à collaborer avec le gouvernement et le peuple de la République du Congo afin de renforcer les institutions qui soutiennent la bonne gouvernance », a indiqué le président américain.

Barack Obama a, en outre, salué les efforts du président congolais à garantir la paix dans la région, « particulièrement vos efforts récents relatifs à la République démocratique du Congo », a-t-il dit.

Le ton a été aussi similaire du côté de l’Union européenne.

« L’UE exprime sa volonté de travailler pour l’avenir du Congo dans le cadre des nouvelles institutions et avec les autorités issues des dernières élections. L’UE souhaite poursuivre avec le Congo un dialogue constructif en vue d’un partenariat juste, respectueux et conforme aux valeurs qui lient le Congo et l’UE », peut-on lire sur une déclaration adressée par l’UE au gouvernance congolais le 13 août.

Il y a quelques mois, les relations entre l’UE et le Congo s’étaient fortement dégradées. En l’accusant d’un « activisme contraire à l’esprit et à la lettre de la Convention de Vienne qui régit les relations diplomatiques entre États », le gouvernement congolais demandait le départ de la représentante de l’UE, Saskia de Lang.

L’UE répondait par la négative, indiquant qu’elle renouvelait « son appui et sa confiance » à sa diplomate.

Depuis, beaucoup d’encre et de salive avaient coulé sur ce qu’une certaine presse présentait, courant mai 2016, comme un « bras de fer avec Bruxelles ». Le climat était presque similaire avec les États-Unis.

C’est la France, premier partenaire européen du Congo, qui était la première à montrer les signes d’un dégel diplomatique avec les autorités congolaises issues des nouvelles élections.

Le 15 juin 2016, le ministre français des Affaires étrangères, Jean Marc Ayrault, a ouvert les portes du Quai d’Orsay à son homologue congolais, Jean Claude Gakosso, qui, au sortir d’une longue audience, faisait état d’une « convergence de vues » entre la France et le Congo.

« La France accompagne le Congo dans l’essentiel de ce que nous faisons. Elle se tient prête à accompagner le Congo et ne l’abandonnera jamais dans les difficultés », assurait le chef de la diplomatie congolaise.

Le mois dernier, l’affectation à Brazzaville de Bertrand Cochery, un ambassadeur doté d’une longue expérience africaine, a été saluée dans les milieux diplomatiques congolais comme le signe d’une « confiance » entre les deux pays.

Face à ses déboires diplomatiques, le gouvernement congolais prônait, au début de l’année, une stratégie d' »information, explication et persuasion ».

Il va de soi que la grande expérience africaine du président Denis Sassou N’Guesso et sa forte implication dans le règlement des conflits en Afrique centrale ont été un poids important dans la balance diplomatique de son pays.


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1 comment

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  1. JDM
    JDM 19 août, 2016, 04:25

    Les occidentaux ne comprennent qu’un langage : comme ils sèment la terreur partout sans que personne ne leur demande des comptes, ils tuent en Syrie, en Irak, une seule chose leur provoque la trouille : le terrorisme, pourquoi ne repartent -ils en Somalie ou au Vietnam?, c’est pourquoi y’aura de plus en plus des actions individuelles violentes contre l’occident, qu’est ce qu’ils pensent ? Que l’Africain continuera à digérer l’injustice, a tolerer le soutient de l’occident aux dictateurs criminels Africains, la réaction des noirs Américains contre la police se produira bientôt en Afrique.

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