Les hommes politiques du Congo sont-ils dignes de confiance?

Les hommes politiques du Congo sont-ils dignes de confiance?

 

Image d’archive|Les députés en plénière

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L’un des caractères communs aux Congolais est le narcissisme. Le Congolais, de façon générale, a une très haute opinion de lui-même. C’est ainsi qu’en même temps qu’il a du mal à reconnaître les mérites de l’autre, il ne sait pas non plus se fixer des limites dans la quête de son mieux-être. Etant convaincu qu’il est le meilleur sur tous les plans, ses ambitions vont ainsi au-delà de ses capacités d’action, au point de marcher sur les plates-bandes des autres.

Son comportement autolâtre, assez cynique, le conduit à causer du tort et à nuire à l’épanouissement humano-social de l’autre. Les hommes politiques congolais en font, eux, la meilleure démonstration.

En effet, le politique congolais pense que ses idées sont les meilleures et qu’elles doivent être prises en compte par toutes les intelligences de notre pays. Il a tendance à tout faire à sa guise, selon ses choix, selon ses mensurations. Les autres n’ont rien à y ajouter ou encore, quand il concède à leur accorder la liberté d’expression, c’est juste comme pour leur tirer les vers du nez, les pousser à se dévoiler et, par la suite, dans la plupart des cas, se les mettre à dos, parce-que ces personnes ont eu l’audace de concevoir et exprimer des idées contraires aux siennes. Des idées qui enfreignent ou rendent plus contraignantes la réalisation de certains de ses plans abjects dont lui seul tire un profit réel.

Le politique congolais accepte difficilement de donner libre cours à cet antagonisme dans les idées qui, en fait, n’est pas méchant, mais peut par contre élargir et enrichir notre conception de la construction et du développement de la société. La multiplicité des idées n’a jamais été nuisible, lorsqu’on l’accepte avec bon sens, avec objectivité. Il suffit juste de travailler à recadrer ces idées, dès l’instant qu’elles s’avèrent être assez éparses, sans aucune architecture, sans organisation, manquant tant soit peu de fondement idéologique capables de les mettre en mouvement et les soutenir dans le temps. Nul n’ignore que ce n’est que dans la contradiction, dans la complexité des idées que le monde s’est créé, que les Nations se sont construites. Vu que personne ne possède la science infuse, l’on ne peut prétendre, sans apport extérieur, élaborer et exploiter des stratégies de développement de notre pays.

Les hommes politiques de notre pays devraient accepter la contradiction, bien entendu celle qui apporte une plus-value à la l’édification du pays. Ce n’est pas cette contradiction issue de certaines considérations subjectives. Tout homme d’Etat digne de ce nom, conscient de la mission noble qui lui incombe de travailler et veiller à la bonne marche du pays, devrait accepter l’antinomie dans le sens de la complémentarité, car aucun être humain ne se suffit à lui-même.
Malheureusement, les différentes tendances de la classe politique congolaise, dans leur quasi-totalité, sont envahies par le syndrome de l’autosatisfaction de soi. Ce qui prime pour ces politiciens embrumés par leurs ambitions, c’est qu’ils soient eux-mêmes satisfaits et réalisent leurs plans. C’est fort dommage, car peut-on dire qu’avec ces procédés, l’on puisse construire un pays, une Nation forte?

Voilà pourquoi nous pensons qu’il s’agit là de la première erreur de nos politiques, qui, nous ne le dirons jamais assez, ne pensent pas au bien-être communautaire, mais à leurs intérêts avant tout. Eux avant et les autres après, le Congo après. Tout pour eux et rien, sinon les restes pour les autres.
Ils parlent, tous, au nom de l’intérêt national. Certains d’entre eux, se disant patriotes, dissimulent en fait leurs desseins vils et attendent le moment idéal, pour sortir leur grand jeu.

Ensuite, le système politique qu’est la démocratie que nous avons adoptée et que nous essayons d’adapter à nos réalités ne nous a pas aidés à changer notre compréhension de la gestion du pays, du bien public. Bien au contraire, ce système n’a fait qu’accentuer notre égoïsme et aider à justifier notre soif de pouvoir. La démocratie avec son multipartisme et son libéralisme économique a donné les moyens aux politiciens mal intentionnés, pour réfléchir et asseoir leurs projets inadéquats à la bonne gouvernance du Congo.

Il sied de relever que tous les hommes politiques congolais ne sont pas à stigmatiser. Seulement, la classe politique congolaise, dans son ensemble, est mal en point. En examinant de plus près cette classe politique, il est important de distinguer les différentes catégories qui existent en son sein. C’est ainsi qu’en premier lieu, nous avons:

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  1. AKOULANDZO
    AKOULANDZO 31 décembre, 2015, 23:00

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