L’économie du Congo frappée de plein fouet par la chute du prix du pétrole

L’économie du Congo frappée de plein fouet par la chute du prix du pétrole

Image d’archive|DR

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La crise financière causée par la chute des matières premières, notamment le pétrole, principale source du revenu du Congo, a frappé de plein fouet l’économie du Congo, avec à la clé l’arrêt des chantiers et la réduction substantielle du personnel par de nombreuses entreprises dans plusieurs secteurs d’activités.

La situation qui touche en grande partie des sociétés oeuvrant dans le secteur pétrolier, mais aussi du BTP (Bâtiments et travaux publics) fait grimper la inflation qui, si l’on y prend garde, risque de se pérenniser en attendant le rebond espéré à l’horizon 2018.

Selon des indices, les premières entreprises touchées par cette crise sont les filiales du groupe SNPC, comme SFP ou SONAREP, ainsi que les entreprises partenaires du groupe, notamment RENCO ET SICIM qui ont dû bloquer certaines installations pour non-paiement.

« Les employés de la SONAREP (filiale de la SNPC) rentrent dans leur deuxième mois sans salaire, tandis que ceux dépêchés sur le projet Mengo-Kundi-Bindi en sont à leur sixième mois inclus sans solde », a indiqué à Xinhua un employé sous anonymat.

Le secteur contribue à hauteur de 90% des exportations, 75% des recettes publiques et 60% du PIB.

L’impact de la crise pétrolière sur le Congo, quatrième plus grand producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, se fait de plus en plus sentir sur le terrain.

DES CHANTIERS A L’ARRET FAUTE DE FINANCEMENTS

Depuis quelques temps, on constate l’arrêt de plusieurs chantiers d’infrastructures, malgré l’engagement du gouvernement à poursuivre son plan de développement dans ce secteur. L’incidence de cet arrêt est de plus en plus ressentie dans les entreprises en charge des infrastructures routières.

A Brazzaville, la dégradation des principales artères témoigne du manque de financement pour leur réhabilitation ou aménagement.

La situation préoccupante interpelle certains pays dont les sociétés sont partenaires du Congo en matière de construction d’infrastructures.

En fin de mission au Congo, l’ambassadeur de France, Jean Pierre Vidon a, lors d’une réception faisant office d’adieux, a alerté les autorités congolaises sur cette situation de non-paiement des entreprises françaises qui connaissent des difficultés de paiement de leurs prestations.

Pour surmonter cette difficulté, le diplomate français a suggéré l’ouverture d’un dialogue entre ces entreprises et les autorités concernées afin de trouver un compris à cette situation.

Pour la première fois depuis des années, le Congo est susceptible de connaître une récession financière qui pourrait perdurer si on y prend garde. Les perspectives à long terme pour le risque souverain du Congo dépendront de l’évolution des prix du pétrole mondial et la capacité du gouvernement d’accélérer le processus de diversification de l’économie.

Face au contexte économique marqué par la baisse du prix du pétrole, la Banque mondiale a invité le gouvernement congolais à rationaliser les investissements publics dans les secteurs à fort potentiel, notamment l’agriculture pour soutenir son économie.

« Si l’Etat fait recours à l’endettement, il faudrait qu’il s’attèle à financer les secteurs qui sont porteurs de croissance et qui n’augmente pas le taux d’endettement », a alerté le représentant résident de la Banque mondiale au Congo, Djibrilla Issa, au cours d’une conférence de presse tenu le 11 mai à Brazzaville.

©Xinhua


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