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Le président de l’AC Léopards de Dolisie : « j’ai été lâchement trahi par mes joueurs. »

 

Le président de l’AC Léopards de Dolisie, Rémy Ayayos Ikounga

Le président de l’AC Léopards de Dolisie, Rémy Ayayos Ikounga

De retour d’Alexandrie, le président de l’AC Léopards de Dolisie ne s’est pas senti comme un poisson dans l’eau mais comme un poisson dans le filet. La seule phrase qu’il a prononcée pour commenter la prestation poussive de son équipe était : « j’ai été lâchement trahi par mes joueurs. »

Comme en 2014, l’histoire s’est une fois de plus répétée. Les Léopards de Dolisie sont passés à côté de leur ambition : celle d’aller le plus loin possible dans la plus prestigieuse compétition africaine des clubs. Sur le plan de l’organisation, on ne reprochera pas à Rémy Ayayos Ikounga de n’avoir pas créé toutes les conditions pour motiver ses protégés. Il a employé de grands moyens matériels, humains et financiers pour bâtir son équipe à la dimension de ses ambitions. Les joueurs, les meilleurs de la place, ont été conservés dans l’ossature ainsi que quelques autres venus d’autres horizons. Il s’est impliqué personnellement pour l’amélioration de leur condition sociale pour qu’il n’y ait pas de prétexte (paiement des primes et salaires et autres avantages ). Et lors des déplacements de son équipe à l’étranger, des conditions sont créées pour ne pas perturber la concentration d’avant le match.

Pour faire grandir davantages les Fauves du Niari sur le continent, il a fait appel à un entraîneur connu sur le continent, Lamine Ndiaye, un ancien champion d’Afrique avec le Tout Puissant Mazembé et vice-champion du monde avec la même équipe. Il a associé à lui, un préparateur physique de nationalité française. Pour ce match retour des huitièmes de finale, les joueurs de Léopards ont perçu leur prime de match avant.  Mais la copie qu’ils ont rendue le 2 mai à Alexandrie a ramené leur dirigeant à la réalité.

 Il y a un hiatus entre la volonté et les ambitions de Rémy Ayayos Ikounga d’aller le plus loin possible dans la compétition africaine et le relais que doivent prendre les joueurs. À l’extérieur, les Léopards commençaient à faire la fierté du football congolais. Même étant battus lourdement, les Fauves du Niari laissaient bonne impression. Celle  d’une équipe  qui aime avoir le ballon, le  faire tourner, imprimer le tempo et maîtriser le rythme pour donner vie à ses offensives. À Alexandrie, ils ont abandonné leur principe d’une équipe joueuse et habile tactiquement pour adopter pendant de longues séquences du match, l’attitude attentiste. Conséquence : les  joueurs, manquant d’ambition et incapables d’assumer leur rôle, ont ramené l’équipe à un niveau très bas, comparable à celle du  quartier. Pour ne pas répondre sur le terrain à ce que les dirigeants attendent d’eux sur le terrain, ils  n’ont fait que  reculer et refuser de jouer en faisant du sur place. Zéro tir à la mi-temps, un seul cadré pendant les 90 minutes. Cela témoigne aussi bien du manque de volonté des attaquants des Léopards de ne pas forcer la décision même dans les moments difficiles. «Nous avons gagné la coupe d’Afrique avec les mêmes joueurs. Le talent n’a pas changé mais c’est la volonté », a souligné le président de l’AC Léopards, ajoutant qu’avec une telle déception, il ne sait pas s’il aurait encore de l’énergie pour continuer ce combat.

« C’est une grosse désillusion. Je pense qu’on a eu beaucoup d’absences individuelles qui ne s’expliquent pas », a déclaré Lamine Ndiaye. Et d’ajouter : « Il n’y avait pas de concentration. Il n’est pas normal de jouer toute une mi-temps sans frapper au but », ajoute le coach. 

© Adiac-Congo

2 Comments

2 Comments

  1. Davy Eder MAKOUANGOU

    4 mai 2015 at 23 11 13 05135

    C’est la loi du football il doit forcément avoir un vainqueur d’une part et d’un vaincu d’autre, donc le President Remy Ayayos doit se plier à cette règle, cela se passe même dans les grands Clubs du monde, inutile de baisser les bras, au contraire il faut corriger les erreurs du passé pour mieux faire demain.
    FAIRE-PLAY President, remotive les joueurs car la compétition est dure et elle cherche les talents pour faire la différence par rapport aux autres.

  2. Davy Eder MAKOUANGOU

    4 mai 2015 at 23 11 20 05205

    Gagner un trophée sur le continent africain est le fruit d’un travail de longue à laine, un peut de la patience sera l’idéal du club pour atteindre cet objectif.
    Vive les Fauves du Niari, Vive le Football Congolais.

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