Le parti au pouvoir ne se reconnaît pas dans l’initiative « Le Congo que nous voulons »

Denis Christel Sassou N'Guesso

Lancé le 2 mai à Brazzaville, par Denis Christel Sassou N’Guesso, « Le Congo que nous voulons »

Le parti au pouvoir a apporté la clarification, le 22 août à Brazzaville, par la voix de son secrétaire général, Pierre Ngolo, répondant à un journaliste sur la question à l’occasion d’une conférence de presse animée par le collège des présidents de la majorité présidentielle.

« Avez-vous suivi une instance du Parti congolais du travail se prononcer pour  » Le Congo que nous voulons »? C’est une initiative d’un citoyen, fut-il membre du Parti congolais du travail sur laquelle il répondra devant le parti », telle a été la réponse de Pierre Ngolo au journaliste qui voulait savoir si « Le Congo que nous voulons » était un projet du Parti congolais du travail (PCT), entendu qu’il est développé par un cadre de ce parti et membre du bureau politique. Pierre Ngolo a signifié que le PCT n’avait pas un autre projet en dehors de celui sur la base duquel leur candidat à la présidentielle, Denis Sassou N’Guesso, a été élu en 2016, à savoir « La marche vers le développement ». Aussi, engagé à soutenir la mise en oeuvre de ce projet en dépit de la situation économique présente, le secrétaire général du PCT a demandé à ses militants de respecter la discipline du parti, les invitant à se tenir en dehors de l’initiative « Le Congo que nous voulons. « Nous demandons aux nôtres, à tous les niveaux, de se tenir en dehors de ce qui se passe qui n’engage en rien le Parti congolais du travail. Ceux qui ont pris l’option de suivre ce chemin-là rendront demain compte devant le parti », a notamment prévenu Pierre Ngolo.

Outre cette question, l’échange entre la presse et le collège de la majorité présidentielle a porté sur d’autres problématiques telles celles abordées récemment par une frange de l’opposition, précisément la situation du Congo qui serait en banqueroute, l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Pour la majorité présidentielle, ces propos ne sont qu’une basse manœuvre.

Sur l’accord que le Congo entend signer avec le FMI, le ministre d’Etat, président du Rassemblement Citoyen (RC), Claude Alphonse Nsilou, membre de la majorité présidentielle, a laissé entendre que les négociations sont en bonne voie avec la Chine et que le Congo va bientôt signer avec l’institution de Bretton Woods.

Le Congo ne peut pas connaître la banqueroute, a pour sa part indiqué le ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, président du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social, parti de la majorité présidentielle. Pour lui, le pays a beaucoup de ressources et une telle hypothèse ne serait pas envisageable aujourd’hui. Quant à la question sur le retour de la paix dans le département du Pool, le ministre Landry Euloge Kolélas, président du MCDDI, a, lui, signifié que l’apparition de l’ex-chef rebelle, Frédéric Bintsamou, à Mihété (Vindza) n’était pas spontanée, preuve que le pays est engagé pour le retour définitif de la quiétude dans ce département.

« Nous ne pouvons que saluer l’étape atteinte aujourd’hui. Le projet de la consolidation de la paix dans le Pool habite aujourd’hui toutes les consciences. La paix revient dans ce département et c’est même le vœu du président de la République qui veut mettre fin à cette crise, en mettant un accent sur la réinstallation des ex-combattants et plusieurs projets ont été mis en place à propos avec nos partenaires du système des Nations unies », a-t-il fait savoir.

Jean Jacques Koubemba

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


Tags assigned to this article:
Le Congo que nous voulonsPCTPierre Ngolo

Related Articles

VIDÉO – Congo Brazzaville : des veillées mortuaires transformées en foire ?

   Un spectre hideux hante la société congolaise dans sa globalité. Ce spectre, c’est la transformation des veillées mortuaires en un

Présidentielle au Kenya : Sassou N’Guesso appelle les Kenyans à la « retenue » et au sens de « l’intérêt » national

Le président congolais Denis-Sassou N’Guesso, dans une déclaration dont APA reçu copie vendredi, a lancé un appel à « la

Des alliés de Sassou-Nguesso contre une réforme de la Constitution

Deuxième force de la majorité après le Parti congolais du travail (PCT) en termes d’élus et de représentation au gouvernement,

No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils