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Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Jean Claude Gakosso pose ses premiers pas

 Jean Claude Gakosso et Basile Ikouébé
Jean Claude Gakosso et Basile Ikouébé

Le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Jean Claude Gakosso, a déclaré, le 25 août à Brazzaville, qu’il entendait privilégier l’esprit de sagesse et de conciliation pour que « les plus belles traditions diplomatiques du Congo soient maintenues et élevées ».

Jean Claude Gakosso, précédemment ministre de la Culture et des Arts, s’est exprimé ainsi lors de la passation de service avec son prédécesseur, Basile Ikouébé. « Je viens de l’univers de la culture. Vous comprendrez que dans cet univers feutré de la diplomatie où je mets le pied à l’instant, j’apporterai forcément les mots de la palabre ancestrale de chez nous : la pondération, la conciliation, la tempérance, et la sagesse en définitive. Ceci, afin que les plus belles traditions diplomatiques congolaises au service de la paix, du voisinage, de la coopération et du développement continuent de faire rayonner notre pays dans le monde ».

Jean-Claude Gakosso a reconnu que le ministère des Affaires étrangères est « le symbole emblématique de notre souveraineté dans le concert des nations (…), le refuge de notre dignité face aux autres peuples du monde. » C’est fort de cela qu’il a ajouté que le président de la République lui a demandé d’y « veiller comme à la  prunelle de ses yeux ». Un hommage au président de la République pour lui avoir confié la responsabilité de diriger ce ministère dit « réservé ». Il a aussi salué Basile Ikouébé, « un diplomate chevronné pour l’immense travail accompli.» 

Une piste balisée… 

Basile Ikouébé a passé quarante ans au service de la diplomatie congolaise. S’exprimant pour la circonstance,  il a souhaité « bons vents » à Jean Claude Gakosso et demandé au personnel des Affaires étrangères de se mettre « au service du nouveau ministre dans le même esprit ».  S’adressant au ministre arrivant, il a eu ces mots : « Votre tâche sera facilitée par l’état des lieux et vous trouverez à votre arrivée des installations modernes, des hommes et des femmes dévoués, engagés, une administration qui a trouvé ses marques et ses équilibres… »

Le ministre des Affaires étrangères sortant s’est, par ailleurs, réjoui d’avoir donné à l’action extérieure nationale une visibilité pour « faire du Congo un acteur écouté, respecté et sollicité sur la scène internationale ». « Le Congo, a-t-il précisé, s’est ainsi engagé à s’impliquer dans la construction d’un monde de paix, de sécurité, de progrès. Les dimensions d’éco-diplomatie, de changement climatique, de droits de l’Homme, de solidarité ont ainsi été particulièrement exploitées pour ancrer notre pays dans une dynamique de sécurité collective et développement partagé, de gestion concertée des crises qui secouent le monde »

Basile Ikouébé a, en outre, exprimé sa profonde reconnaissance au chef de l’État « pour la confiance sans cesse renouvelée dont il l’a entouré en le hissant durant de longues années à des postes de responsabilité aussi élevés que prestigieux ». Il a traduit aussi la même gratitude à tous ceux qui l’ont soutenu par des prières et autres encouragements alors que durant un mois, sur un lit d’hôpital, il luttait « contre le terrible mal qui vient de le ronger » avant de se lever pour être présent à la cérémonie de passage de témoin avec le ministre Jean Claude Gakosso.

Cette cérémonie s’est déroulée dans une salle archicomble du ministère des Affaires étrangères en présence du conseiller diplomatique du chef de l’État, Martin Adouki. Journalistes, personnel des Affaires étrangères, anciens collaborateurs des deux ministres et autres personnalités étaients présents à cette passation de consignes « hautement diplomatiques ».

Nestor N’Gampoula

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