Le Ministre Congolais, Henri Djombo optimiste sur les résultats attendus de la conférence de Brazzaville

Le Ministre Congolais, Henri Djombo optimiste sur les résultats attendus de la conférence de Brazzaville

Henri Djombo

Le ministre de l’Economie forestière et du développement durable, Henri Djombo

Le ministre de l’Economie forestière et du développement durable, Henri Djombo reste serein et optimiste sur les décisions prises à la conférence internationale sur le braconnage et le commerce illégale de flore en Afrique, tenue du 27 au 30 avril dernier, à Brazzaville, et qui a débouché par  la mise en place d’une stratégie africaine commune de riposte. Ces décisions, a-t-il dit produiront des résultats escomptés, afin de juguler ce fléau qui prend des proportions inquiétantes en Afrique.

Le chef de département de l’économie forestière et du développement durable, s’est exprimé sur la question, à l’occasion d’une conférence bilan, tenue le 6 mai, soit une semaine après ladite conférence internationale.

Eclairant la lanterne de la presse sur les résultats attendus de ces assises, Henri Djombo se dit être très confiant car a- t-il déclaré « la réunion de Brazzaville ne sera pas comme les précédentes, qui n’ont produit aucun effet positif sur le terrain ».

Le ministre de l’économie fonde sa confiance sur la nature et la qualité de la stratégie commune adoptée par les Etats africains. Surtout par le fait que celles-ci  seront suivies, de façon rigoureuse, par l’Union Africaine.

«La particularité de la conférence internationale de Brazzaville était qu’elle a permis d’élaborer une stratégie africaine commune à soumettre à l’Union Africaine, qui assurera le suivi des recommandations», a précisé Henri Djombo.

L’objectif poursuivi par les pays africains, à travers cette stratégie commune de riposte, étant d’arrêter nette le braconnage, qui ne cesse de prendre des dimensions angoissantes au sein du continent, et qui constitue en même temps,  une menace réelle pour la sécurité des Etats.

Le manque de financement, un frein pour la lutte contre le braconnage

Au cours de cette conférence, il a été reconnu par tous que pour accomplir leurs salles besognes, les braconniers font usage actuellement des moyens très puissants et efficaces, utilisant de plus en plus, les armes de guerre pour battre les éléphants. Ainsi, pour les contenir, les pays devront mettre en jeux des moyens financiers colossaux et conséquents.

Selon l’accord de Lusaka, pour permettre à cette organisation de bien fonctionner, chaque pays devra verser par année, une somme de 100 millions de FCFA. Malheureusement, les Etats n’honorent pas du tout à cet engagement. Le Congo, a reconnu le ministre Henri Djombo, figure parmi les Etats n’ayant pas versé ses cotisations statutaires. Il doit à ce jour, pour avoir cumulé  les années d’impayés, près d’ 1 million de dollars, a reconnu le ministre, avant d’annoncer que d’ici la fin de cette année, le Congo apurera sa dette, afin d’être conforme aux exigences de cet accord.

Par ailleurs, au plan national, en vue de mettre un terme au braconnage et au commerce illégal des produits de la flore, le ministère de l’économie forestière mettra en œuvre, le plus rapidement possible, sa stratégie nationale.

Il procédera, dans les mois à venir, à en croire le ministre, par organiser des  compagnes de sensibilisation et d’explication auprès des populations, pour leur montrer l’intérêt de conserver la biodiversité ainsi que les dangers du braconnage.

© Adiac-Congo


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