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Le marché congolais sera inondé d’huile de palme

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Le ministre de l’agriculture et de l’élevage, Rigobert Maboundou, a déclaré le 7 février dernier à Oyo, localité située à 400 kilomètres de Brazzaville, que le marché congolais sera inondé d’huile de palme dès que toutes les unites de productions en constructions commenceront à procurer.

Le ministre Rigobert Maboundou s’était exprimé après la visite des palmerais du chef de l’Etat situées, l’une entre Oyo et Obouya, l’autre au village Okona entre Obouya et Boundji. Créées il y a quelques années, ces palmerais sont l’expression du regain d’intérêt qu’ont les Congolais pour la culture du palmier à huile. Premier pays d’Afrique centrale à lancer la culture d’huile de palme, le Congo disposait d’importantes plantations de palmiers à huile.

Mais, au départ, le palmier à huile était exploité sous forme de palmeraies naturelles de type ’’Dura’’. Puis est intervenue la production des premiers hybrides à Indo/Sibiti par l’Institut de recherches des huiles et oléagineux (IRHO). C’est après une émigration en Côte d’Ivoire, en Malaisie et au Brésil, que ces hybrides avaient été ramenés en terre congolaise à la suite du développement de la culture du palmier à huile par la Régie nationale des palmeraies du Congo (RNPC). L’un des principaux acteurs dans le secteur du palmier à huile était la Compagnie Française du Haut et du Bas Congo (C.F.H.B.C.), qui avait reçu à l’époque coloniale une concession de 75000 km2 de terres.

La société avait établi 1000 ha de plantations dans les années 1968-72 et 1072 ha entre 1986 et 1987. Après l’indépendance du Congo, la société est passée aux mains de l’État. Lors de la fermeture des l’huileries en 1990, les plantations ont été abandonnées. Ce sont les paysans qui pratiquent la cueillette de façon anarchique et produisent artisanalement l’huile. Celle-ci est leur principale source de revenus.

Les importations d’huile de palme congolaises sont estimées à plus de 25.000 tonnes par semestre. Les programmes du palmier à huile étant en phase d’expansion exponentielle en Afrique, depuis une dizaine d’années, le gouvernement a décidé de relancer la culture afin de limiter ses importations. Les palmerais du chef de l’Etat dans le district d’Oyo et le projet que réalise la société Atama Plantation s’inscrivent dans le cadre de la relance de cette culture.

La zone d’implantation de la société agro-industrielle Atama Plantation se situe à cheval entre le district de Makoua (département de la Cuvette) avec 402.637 hectares et le district de Mokéko (département de la Sangha) avec 67.363 hectares. La société investit sur 15 ans environ 300 millions de dollars, soit l’équivalent de 150 milliards de francs CFA, pour mettre en valeur à terme 470.000 hectares de terre dont 180.000 hectares de palmeraies, pour une production totale estimée à 90.000 tonnes d’huile de palme par an. Ce complexe agro-industriel de palmiers à huile va permettre la création de 20.000 emplois.

Le planting de la deuxième phase a concerné 250 à 300 hectares pour atteindre 3000 hectares d’ici mars 2015. Pour la troisième phase 2015-2016, les prévisions prévoient 3000 hectares de planting. La mise en plantation des plans de cette phase est prévue en avril 2015. Les projections devraient atteindre 180.000 hectares d’objectif final. Neuf usines de transformation d’huile seront installées dans la Sangha et la Cuvette et devront occasionner une production de 720.000 tonnes d’huile de palmistes et plus de 20.000 emplois. Cela permettra au Congo de limiter considérablement les importations d’huile végétale, d’impacter sur le prix de marché et de contribuer à réduire ainsi la dépendance alimentaire du continent. Les unités desserviront la Zone économique spéciale d’Oyo-Ollombo.

La société Atama Plantation appartient au groupe malaisien Wahsoeng corporation Berhad. Son PDG, Leong Kian Ming a fait savoir que neuf unités de transformation industrielle d’huile de palme seront construites dans les départements de la Sangha et de la Cuvette.

C’est en 2015 que la production débutera et servira non seulement à la consommation locale mais aussi à l’exportation.

© Congo-site

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