Le Ghana devient le deuxième pays à lancer un vaccin contre le paludisme

vaccin contre le paludisme

Une infirmière montre une dose de vaccin contre le paludisme à Cape Coast, au Ghana, le 30 avril 2019 AFP

Une semaine après le Malawi, le Ghana a lancé mardi une campagne sanitaire utilisant le premier vaccin mondial contre le paludisme, une maladie qui tue des centaines de milliers de personnes chaque année, particulièrement les enfants.

Les premiers vaccins ont été administrés à Cape Coast, à environ 150 km à l’Ouest de la capitale ghanéenne, Accra.

« J’espère que cela nous aidera à éliminer le paludisme afin que le Ghana puisse être un pays exempt de paludisme« , a déclaré à l’AFP le chef de la polyclinique Ewim, Dr Justice Arthur.

Les enfants âgés de six à 24 mois seront les premiers bénéficiaires de cette initiative lancée par le ministère de la Santé du Ghana et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« J’espère vraiment que le vaccin va nous aider, moi et ma famille« , a confié Abigail Aguanyi, venue faire vacciner sa fille Blessing. Dans son entourage, plusieurs enfants ont été transportés d’urgence à l’hôpital par le passé, frappés par la fièvre intense que provoque le paludisme.

Le vaccin n’est qu’une partie de la prévention. Les méthodes existantes – notamment dormir sous des moustiquaires et pulvériser les chambres à l’insecticide – restent préconisées.

Au seul Ghana, 5,5 millions de cas de paludisme ont été confirmés en 2018.

Selon l’OMS, le paludisme a tué 435.000 personnes en 2017 dans le monde. Le nombre de cas de contamination est passé à 219 millions en 2017, soit deux millions de plus qu’en 2016. Plus de 90% des cas se sont produits en Afrique.

Les moustiques ont développé une résistance accrue aux médicaments couramment utilisés, ce qui complique la lutte contre la maladie.

« Nous avons franchi un cap passionnant et attendu depuis longtemps dans la lutte contre le paludisme et ses effets dévastateurs sur les plus vulnérables« , a déclaré le patron de l’OMS au Ghana, Owen Kaluwa.

Après son lancement au Malawi et au Ghana, le vaccin devrait également être développé au Kenya dans les prochaines semaines.

Le vaccin – connu sous les initiales de son laboratoire – RTS, S – a passé avec succès de nombreux essais scientifiques, qui l’ont révélé sans danger et permettant de réduire le risque de paludisme de près de 40%.

Pour fonctionner efficacement, quatre doses successives doivent être administrées selon un calendrier strict.

Avec AFP 

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