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Le FMI accorde un crédit de 666,2 millions de dollars au Cameroun

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 26 juin 2017, un accord de prêt d’un montant de 390,4 milliards de francs Cfa (666 millions de dollars) en faveur du Cameroun. Ce prêt, qui s’inscrit dans le cadre de la facilité élargie de crédit du FMI, s’étalera sur une période de 3 ans, dont un premier décaissement immédiat d’un peu plus de 100 milliards de francs Cfa (171 millions de dollars), dans le cadre d’un programme visant à restaurer la viabilité budgétaire et à débloquer la croissance du secteur privé, apprend-on officiellement.

«Après avoir montré une résilience en raison de sa plus grande diversification, l’économie camerounaise est maintenant confrontée à une décélération de sa croissance, à une baisse des recettes fiscales et externes et à une dette publique en pleine croissance», a déclaré le directeur général adjoint du FMI, Mitsuhiro Furusawa, commentant la décision du Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods.

En effet, en plus de la baisse des cours mondiaux du brut, qui a des incidences notables sur les finances publiques des six pays de la Cemac, le Cameroun est engagé depuis bientôt 3 ans dans une guerre onéreuse contre la secte islamiste nigériane Boko Haram, dont les exactions dans la région de l’Extrême-Nord du pays ont déjà fait plus de 1000 morts, officiellement.

Couplés à la baisse des recettes non pétrolières, due essentiellement à l’entrée en vigueur des Accords de partenariat économique avec l’Union européenne en août 2016, et au ralentissement de l’économie nationale (taux de croissance projeté à 3,7% en 2017, contre 4,4% en 2016, selon le FMI) ; les deux facteurs externes sus-mentionnés ont considérablement mis sous pression les finances publiques, contraignant le Cameroun à davantage s’endetter pour remplir ses missions régaliennes.

Par ordonnance signée le 17 mai 2017, le chef de l’Etat a même dû revoir à la hausse le plafond d’endettement du pays pour le compte de l’exercice budgétaire 2017, le faisant passer de 1000 milliards de francs Cfa à 1700 milliards de francs Cfa ; dont 500 milliards de francs Cfa d’emprunts concessionnels et 1200 milliards de francs FCfa d’emprunts non concessionnels. Toute chose qui, à la fin de cette année 2017, fera croître de plus de 2% le ratio dette-PIB du pays par rapport à la fin d’année 2016, pour le porter à plus de 30%.

Au demeurant, en dépit de l’augmentation rapide de cet indicateur, les autorités publiques locales le jugent à la fois satisfaisant et soutenable, au regard des critères de convergence de la Cemac, qui autorisent à chaque pays de cet espace communautaire un endettement atteignant jusqu’à 70% de son PIB.

© Agence Ecofin

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