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Le diplomate français Bertrand Cochery a présenté sa lettre de créance au Président Sassou

Les nouveaux ambassadeurs de ces pays au Congo, notamment: Chailert Limsomboon de Thaïlande, Mohamed Benattou d’Algérie, Bertrand Cochery de France, et Mgr Francisco Escalante Maolina, Nonce apostolique au Congo – représentant du pape à Brazzaville-, ont exprimé cette volonté jeudi au président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Ils s’exprimaient à l’occasion de la présentation de leurs lettres de créance respectives au chef de l’Etat.

« Ma priorité, c’est de travailler en matière de coopération entre nos deux pays et faire en sorte que les peuples thaïlandais et congolais puissent tirer profit des fruits de cette coopération », a déclaré le diplomate thaïlandais – le premier à être reçu par le président de la République –  à sa sortie d’audience. « Je suis confiant que si les peuples des deux pays se connaissent davantage, cela va inéluctablement booster les relations bilatérales », a ajouté l’ambassadeur, qui a souhaité que les populations thaïlandaises et congolaises parviennent un jour « à tirer effectivement profit » des secteurs de coopération ciblés. Il a cité, entre autres, le secteur agricole dont son pays « connaît une certaine réussite », ainsi que celui de l’industrie touristique.

Le nouvel ambassadeur d’Algérie a, pour sa part, dit qu’il s’attend à la consolidation des relations bilatérales après avoir présenté ses lettres de créance. « Quant à l’avenir, nous avons plusieurs dossiers à l’étude (…). Il va falloir travailler ensemble pour relever les défis qui se posent à nos économies parce que l’Algérie comme le Congo dépend en grande partie des hydrocarbures », a-t-il déclaré. Il a aussi souhaité que les deux parties exploitent « leurs complémentarités réciproques », en vue de « développer le commerce et diminuer tant soit peu leur dépendance des hydrocarbures ». Mohamed Benattou a, par ailleurs, parlé d’une invitation adressée au chef d’Etat congolais, par son homologue algérien, pour effectuer prochainement une visite de travail à Alger.

« Je ferai tout ce qui est possible pour assister la population congolaise dans les domaines de l’éducation et de la santé, mais aussi en ce qui concerne le dialogue », a fait savoir le prélat, qui s’est félicité de l’excellence des relations entre le Saint-Siège et le Congo.

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Le Congo, un partenaire essentiel pour la France

Répondant aux préoccupations des journalistes après s’être entretenu avec le président de la République, le nouvel ambassadeur de France, Bertrand Cochery, a parlé de sa feuille de route. Il a notamment indiqué que celle-ci consistera à entretenir une relation qui s’est toujours développée dans toutes ses dimensions pour en faire « une relation exceptionnelle et unique en Afrique », même si cette relation d’amitié « s’est forgée parfois dans le temps des épreuves ». « Aujourd’hui, nous sommes, la France comme le Congo des partenaires, des amis engagés sur tout le terrain, qui sont essentiels dans le développement du continent africain et au-delà dans la stabilité du monde », a précisé le diplomate français.

Pour Bertrand Cochery, le rôle particulier joué par le Congo dans la crise centrafricaine, par exemple, tout comme la position reconnue du Congo dans la sous-région, « sont autant d’éléments essentiels qui contribuent à nourrir la relation avec Paris et à faire du Congo un partenaire essentiel pour la France, sur le plan diplomatique et économique ». Il a par ailleurs, évoqué « l’importance de la présence française par ses entreprises, par le potentiel de savoir-faire, de formation qu’elle représente aussi pour la jeunesse congolaise ». « Donc, c’est un atout considérable que je continuerais à mettre en valeur », a noté l’ambassadeur, ajoutant que les liens culturels entre Paris et Brazzaville font partie d’une troisième dimension qu’il considère dans les relations bilatérales.

« Le Congo est le seul pays d’Afrique, si je ne me trompe, à avoir une librairie à Paris sur la rue Vanneau », a relevé le diplomate, allusion faite à la libraire de l’Agence d’information d’Afrique centrale (ADIAC), dont Les Dépêches de Brazzaville en sont un maillon. « C’est dire à quel point il y a une vitalité des échanges » entre les deux parties y compris ceux liés au secteur de la formation ou universitaire. Bertrand Cochery a assuré qu’il contribuera « à développer davantage » cette relation durant son mandat.

A la question de savoir si Paris reconnait dorénavant le pouvoir de Brazzaville, après la réélection du président Denis Sassou N’Guesso, le diplomate français a répondu par l’affirmative. « Le fait qu’on ait choisi l’ambassadeur de France qui était à Conakry pour venir ici à Brazzaville est un signal d’amitié, de confiance, un signal que maintenant, il faut aller de l’avant (…) dans les relations qui existent entre nos deux pays », a expliqué l’ambassadeur.  Il s’agit, pour Bertrand Cochery de « remettre la relation à son juste niveau » parce qu’il y a « de nombreux défis » qui attendent les Congolais et Français. « C’est le moment de se mettre  ensemble au travail, de retrousser les manches dans un vrai sentiment d’amitié et de fraternité », a-t-il conclu.

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