Le Congo lance un Plan national de développement pour les cinq prochaines années

Le Congo lance un Plan national de développement pour les cinq prochaines années

Les travaux techniques d’élaboration du Plan national de développement (PND) pour la période 2017-2021 ont été ouverts lundi à Brazzaville par la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ebouka-Babackas. Ce nouveau document est attendu comme « cadre unique et consensuel » des politiques, actions publiques et cadre de coopération. 

Les experts nationaux de plusieurs horizons devront, durant deux mois, élaborer un nouveau PND plus « réaliste ». Un document qui devra, estime Ingrid Olga Ebouka-Babackas, servir de référentiel unique pour la programmation et le suivi des politiques et des actions publiques, et comme cadre de coopération et de concertation avec les partenaires privés, internationaux et la société civile pour la conduite du développement économique et social du Congo.

Pour renchérir sur les attentes de ce nouveau plan opérationnel, le directeur général du Plan et du développement, Jean Christophe Okandza, s’adressant aux experts, a rappelé que le gouvernement entend, en effet, « renforcer et institutionnaliser le PND comme cadre consensuel fédérateur et intégrateur des stratégies et programmes sectoriels pour le développement du Congo ».

Le nouveau PND doit se démettre des revers de celui du quinquennat écoulé, dont les performances ont été « mitigées ». La mise en œuvre du PND 2012-2016 a souffert de l’insuffisance des ressources conséquemment à la crise pétrolière qui sévit depuis 2014. Cette crise inhibe les efforts importants consentis par le gouvernement pour améliorer le niveau de vie des populations, aggravant ainsi les conditions sociales, notamment celle des franges les plus défavorisées.

Le projet, a souligné Ingrid Olga Ebouka-Babackas, devra tenir compte des conclusions de l’ancien PND 2012-2016. Il ne devra pas être élaboré loin des contraintes qui imposent la crise économique et les exigences d’un programme de stabilisation macroéconomique pour restaurer les équilibres budgétaires et la position extérieure du Congo.

Pour la ministre du Plan, les réflexions devront porter sur l’affermissement de la gouvernance économique et administrative. Il s’agit de plus d’efficacité dans l’action gouvernementale afin de renforcer la qualité des services publics et réduire l’incidence budgétaire. Ce plan devra intensifier la diversification économique autour d’un nombre restreint de secteurs porteurs de croissance, générateurs d’emplois et de devises.   

Si l’amélioration de l’environnement des affaires afin d’attirer plus d’investissements privés et étrangers en constitue un point essentiel, le PND attendu doit consolider les infrastructures de base à même de soutenir la transformation économique et améliorer les conditions de vie des populations. A ce titre, souligne-t-on, le document doit poser les bases du développement des ressources humaines afin d’outiller les jeunes congolais à participer pleinement au développement économique et à en tirer profit.

Le nouveau document qui vise à accélérer le progrès vers l’atteinte des objectifs de développement du Congo devra avoir une attention particulière sur le secteur social. Le Congo entend protéger les populations, notamment les plus vulnérables pour réduire les inégalités et les marginalisations.

Les travaux des experts ont été ouverts en présence de la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, ainsi que des représentants des agences du système des Nations unies au Congo. 

Quentin Loubou

 


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