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Le Congo frappe à la porte du Fonds monétaire international

Dans son cahier «Economie», le journal Jeune Afrique du 26 février 2017 se fait l’écho d’une mission du F.m.i (Fonds monétaire internationale), dernièrement, à Brazzaville, qui devait examiner les comptes publics avec les autorités congolaises, pour mettre en place un programme d’ajustement.

C’était en mi-février dernier. Avant l’arrivée de cette mission, Jeune Afrique affirme que les dirigeants congolais avaient mis, déjà, à exécution les premières mesures de réduction du train de vie de l’Etat. On apprend dans cet article que pour les membres du gouvernement, les déplacements à l’étranger sont désormais restreints et ouverts à un maximum de trois collaborateurs, que l’accès aux salons V.i.p dans les aéroports ou encore l’utilisation des jets privés pour les voyages à l’intérieur du pays sont aussi interdits à la plupart des ministres, de même que la quasi-totalité des primes qui leur sont accordées, ainsi qu’aux membres de leurs cabinets et aux députés, sont supprimées.

Tout comme les subventions trop généreusement accordées aux partis politiques, notamment ceux proches du pouvoir comme le P.c.t (Parti congolais du travail). On apprend également à travers ce document que l’opération de nettoyage du fichier de la Fonction publique a été lancée avec pour objectif de débusquer quelque 20.000 agents fictifs.

En tout cas, si l’on en croit le journal de Béchir Ben Yahmed, le Congo a frappé à la porte du F.m.i.  Y aura-t-il, comme dans les années 80, des privatisations en série des entreprises publiques et les vagues de licenciements dans ce secteur? Il faut craindre que la potion soit vraiment amère, pour un pays qui a engrangé entre-temps des recettes vertigineuses, générées par les hydrocarbures, avant la chute du prix du baril de pétrole.

LSA

One thought on “Le Congo frappe à la porte du Fonds monétaire international

  1. C’est vraiment navrant de constater ce gâchis financier sans précédent par le pouvoir criminogène de Sassou Nguesso, au point d’aller de nouveau livrer le pays dans les mains des prédateurs que sont les institutions de Bretton Woods. De notoriété publique, la rente pétrolière a été allègrement pillée et planquée dans des paradis fiscaux. A cela s’ajoute le fait que des bas de laine ont été frauduleusement accumulés dans des banques des pays occidentaux. En fait, pendant qu’on est confronté à cette crise économique, la solution n’est pas d’aller s’endetter inutilement auprès de la banque mondiale. il aurait été plus judicieux de faire preuve de patriotisme économique et ramener ces masses d’argent au pays afin de juguler la crise.

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