Le Congo devra attendre février 2018 pour espérer bénéficier d’une aide financière du FMI

Le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, et le Premier ministre, Clément Mouamba

Denis Sassou-Nguesso, et Clément Mouamba

Le Congo-Brazzaville devra attendre le prochain conseil d’administration du Fonds monétaire internationale (FMI), en février 2018, pour espérer bénéficier d’une aide financière susceptible d’apaiser une situation sociale de plus en plus tendue.

En négociation fin septembre avec le FMI, le gouvernement congolais n’a pas réussi à finaliser le «plan d’ajustement » concocté par cette institution.

Entre la pédagogie économique et financière et la vulgarisation des mécanismes qui les sous-tendent, face aux médias le 10 octobre dernier à Brazzaville, le premier ministre congolais, Clément Mouamba a esquissé les pistes pouvant générer des ressources hors pétrole dont le prix est en baisse sur marché mondial.

Le Congo dispose d’autres possibilités de mobilisation des recettes, notamment le recours aux ressources de proximité telles les recettes douanières et fiscales.

«On s’est rendu compte que des niches de ressources existent dans les secteurs comme la forêt, le foncier, etc. Si l’on demandait par exemple à chaque Congolais de faire un titre foncier pour sa parcelle à des taux réduits…, cela nous apportera beaucoup d’argent. L’objectif est de faire du pétrole une ressource d’appoint en levant des ressources dans d’autres secteurs de l’économie nationale. Le Congo a des problèmes, le pays est debout et sait où il va », a déclaré le premier ministre.

En attendant, il reste à Clément Mouamba de chercher à contenir l’explosion sociale.

Germaine Mapanga
Avec Lesechos

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