Le Congo dément les affirmations « gratuites et mensongères » publiées par Amnesty international

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Image d’archive|Des familles refoulées de Brazzaville cherchant à rejoindre leurs proches

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Le colonel  Jules  Moukala Tsoumou, le général Albert Ngoto, et le général Jacques Antoine Bouity, respectivement, porte-parole de la Police nationale,  directeur général adjoint de la police et  directeur départemental de la police ont animé conjointement une conférence de presse le 4 juillet, à Brazzaville, pour réfuter les informations publiées dans le rapport de l’ONG Amnesty international.

En effet, dans un rapport rendu public le 2 juillet, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International, Alioune Tine accuse la police congolaise d’avoir commis toutes sortes de violations des droits de l’homme lors des expulsions des ressortissants de la RDC, dans le cadre de l’opération « Mbata ya bakolo ». Selon lui, « leurs droits fondamentaux ont été violés, car ils ont été expulsés massivement. Certains ont été victimes de violences comme le viol, la torture ».

« La police congolaise est très étonnée par les affirmations intempestives tirées du rapport d’Amnesty International, et traduites de façon tonitruante sur les antennes de Radio France Internationale, par le représentant pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale, de cette ONG de défense des droits de l’homme », s’indigne la police.

Dans son intervention, le porte-parole de la police nationale a tout d’abord rappelé les raisons de la mise en place de cette opération dénommée « Mbata ya Bakolo », puis la manière dont elle a été menée et se poursuit sur toute l’étendue du territoire national.

« Cette opération de police, a pour but la lutte contre l’immigration clandestine et contre une insupportable vague de criminalité extrême, organisée par les  Kuluna, sorte de gangsters urbains venus de Kinshasa. Pour mettre un terme à cette criminalité émergente, il a été organisé cette opération, qui, en même temps, devait lutter contre l’immigration clandestine. Aujourd’hui, nous savons les résultats qu’elle a apportés. Il y a encore de nombreux témoignages sur les effets positifs que nous avons enregistrés après la première partie de cette opération », a expliqué le colonel  Jules  Moukala Tsoumou.

« La police congolaise affirme haut et fort, que tout au long de l’opération, « Mbata ya bakolo », »il n’y a eu ni viol, ni crime, et moins encore une quelconque violation massive des droits de l’homme », a-t-il insisté.

En plus, dans le cadre d’une commission mixte, il a fait savoir qu’une enquête sur les allégations de violations des droits de l’homme qui auraient émaillé les opérations d’expulsion devrait être ouverte, mais, la République Démocratique du Congo n’a jamais désigné le moindre expert, alors que le Congo pour sa part avait nommé 13 experts devant faire partie de la commission d’enquête.

« Il convient de porter à la connaissance de l’opinion que jusqu’aujourd’hui, les présumées victimes de ces présumées violations des droits de l’homme ne se sont jamais manifestées », a-t-il informé.

S’adressant à l’ONG Amnesty International, le porte-parole de la police nationale a rappelé les propos tenus par les ambassadeurs de la RDC, du Sénégal, du Mali et des représentants du Haut-Commissariat des réfugiés, qui, a-t-il dit, ont salué le Gouvernement congolais et sa police, « pour leur bonne gestion des opérations de conduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière ». C’était au cours d’une réunion entre le corps diplomatique accrédité au Congo et le ministre de l’Intérieur Raymond zéphirin Mboulou en mai dernier.

« Nous ne regretterons jamais assez, l’attitude démissionnaire des ONG de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, qui ne répondent jamais aux invitations à accompagner la police congolaise, en qualité d’observateurs responsables, pendant le déroulement de ces opérations », a déclaré le porte-parole de la police nationale.

Il a conclu son message en indiquant que, « Cette opération de souveraineté » se poursuit sur toute l’étendue du territoire national, « dans les règles de l’art et le respect scrupuleux de la dignité des personnes et de leurs droits ».

© Adiac-Congo


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3 comments

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  1. Marthe chaco
    Marthe chaco 5 juillet, 2015, 17:04

    Vraiment,un sorcier n’admet jamais,qu’il a mal fait,des menteurs,les images sont là,c’est très inhumain,ce qui s’est passé ,brûler,torturer,malmener,vraiment vous êtes des méchants,et des ingrants,avec une mémoire courte,merci de nous traiter de la sorte et mentir,un jour la facture vous serai présenter et vous aller payer.

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  2. binsika mantouila carlos didier
    binsika mantouila carlos didier 5 juillet, 2015, 21:40

    les preuves existent bel et bien,appuyer par les images que ces officiers de la police congolaise n’ignorent qu’à ces jours certains victimes sont encore à kinshasa et vivent dans la rue,enfin ,nous félicitons le courage de l’amnystie international mais le général ndéngué doit etre poursuivi;

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  3. Vigeol Mavungu
    Vigeol Mavungu 6 juillet, 2015, 09:49

    Il est très regrettable de constater avec amertume les mensonges que la police congolaise propage pour se défendre. Nul doute que les expulsions étaient entachées de graves violations de droits de l’homme. Le mieux à faire c’est de demander pardon au peuple Rd congolais car qu’ on le veuille ou pas, nous sommes appelés à vivre ensemble d’autant plus que nos deux capitales sont les plus proches du monde et nous sommes tous congolais. Alors messieurs les policiers arrêter de vous confondre.

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