Le Congo appelle les journalistes au respect du pluralisme

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Image d’archive|© DR

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Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo, a eu le 5 août une séance de travail avec les responsables des médias audiovisuels publics et privés installés à Brazzaville.

L’objectif de ces retrouvailles était de leur  rappeler le respect strict des dispositions pertinentes de la loi n° 15-2001 du 31 décembre 2001 relative au pluralisme dans les médias en période préélectorale.  Dans son mot liminaire, le président du CSLC a rafraîchi la mémoire des professionnels de l’information et de la communication en leur rappelant que l’article 2 de la loi précitée dispose que « Cette loi a pour objet de fixer les principes et les modalités d’accès à l’audiovisuel public des formations et des groupements politiques, des organisations professionnelles et des syndicats représentatives à l’échelle nationale ».

En outre, le principal orateur a fait remarquer à ses interlocuteurs que ces derniers temps, de plus en plus, les journalistes foulent aux pieds le principe d’équité exigé par la loi aux professionnels de l’information et de la communication en période préélectorale. C’est ainsi, a-t-il dit, qu’il a invité les responsables des organes de presse audiovisuels à cette séance de travail pour qu’ensemble, a-t-il ajouté, les deux parties examinent les principaux obstacles empêchant les journalistes à exercer leur noble métier selon les règles éthiques et déontologiques.

Afin de mieux édifier son auditoire sur la nécessité de faire de l’équilibre dans le traitement des informations, le président du CSLC s’est référé aux obligations prescrites par l’article 4 de la loi suscitée disposant que « La répartition du temps d’antenne entre les formations et groupements politiques, les organisations professionnelles et syndicales doit satisfaire à l’obligation du pluralisme et d’équilibre. Les formations et les groupements politiques, les organisations professionnelles et syndicales bénéficient d’un temps d’antenne selon la règle d’équité ».

Philippe Mvouo s’est appuyé sur les dispositions pertinentes de cet article pour faire constater que les médias audiovisuels  n’ont pas respecté ce principe dans le traitement des informations liées au  dialogue national inclusif de Sibiti et au  dialogue national alternatif de Brazzaville.

 En ce qui concerne cette dernière actualité, a-t-il dit,  le président du CSLC a constaté un déséquilibre dans le traitement de l’information comparativement aux assises de Sibiti. Cet exemple lui a permis d’en multiplier tant d’autres et de conclure qu’il est indispensable de trouver des correctifs à ce genre de situations qui sont incompatibles avec les lois et règlements régissant le domaine de la communication et de l’information au Congo. Pendant les échanges, les responsables des organes de presse audiovisuels publics et privés ont révélé au président du CSLC les difficultés auxquelles ils font face dans la collecte et le traitement de l’information.

 En ce qui concerne le dialogue alternatif, par exemple, les journalistes ont déploré la sélection des médias opérées par les organisateurs de ces assises. D’autres responsables des médias ont évoqué le fait que certains acteurs de l’opposition et parfois  de la société civile ne sont jamais disponibles à  prendre part aux émissions radiodiffusées et télévisées.

Plusieurs intervenants ont indiqué que l’État, par le fait qu’il n’améliore pas les conditions de vie des journalistes, est en grande partie responsable du comportement actuel des professionnels de la communication et de l’information. D’autres intervenants  ont affirmé, en outre,  que le manque de formation de base en communication est à l’origine de certaines attitudes antiprofessionnelles qu’affichent les journalistes congolais. Les débats se sont déroulés dans la convivialité et sans langue de bois.

Le président du CSLC a informé les responsables des médias audiovisuels que son institution déposera sous peu les fiches de décompte de temps d’antenne des acteurs politiques et de la société civile dans les différentes rédactions afin que , a-t-il indiqué,  le CSLC assure au mieux le contrôle du principe du pluralisme dans les médias exigé par la loi.

© Adiac-Congo


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