home Art & Culture, Brazzaville, Congo L’ambassadeur des USA au Congo invite les jeunes à écrire les pages de l’histoire

L’ambassadeur des USA au Congo invite les jeunes à écrire les pages de l’histoire

La diplomate américaine, Stephanie Sullivan
Image d’archive|La diplomate américaine, Stephanie Sullivan

C’est à l’occasion du concert qu’a donné l’artiste américain Bruce Sherfield, le week-end dernier à l’Institut français du Congo (IFC), que la diplomate américaine, Stephanie Sullivan, a lancé cette invite.

C’est devant les diplomates en poste en République du Congo, que Bruce Sherfield, a livré ce concert de slam, qui avec les autres formes de musique des jeunes, constitue des moyens profonds pour faire entendre leurs voix et celles des sans voix. La diplomate américaine a saisi cette opportunité pour dire que le concert qu’a donné Bruce Sherfield, revêt une importance très significative pour l’Ambassade des Etats-Unis. Car il rapproche davantage la culture américaine et congolaise.

Il restera aussi à jamais gravé dans la vie de ce slammeur qui a foulé pour la première fois le sol africain et congolais. En effet, la visite de Bruce Sherfield a permis de mettre en exergue des talents cachés et de faire connaître le slam, qui est une expression profonde de la pensée des jeunes. Car, outre le concert, le slammeur américain a donné aussi des ateliers à la Villa Washington, à l’université Marien Ngouabi, et à l’IFC. Stephanie Sullivan pense qu’il faut écouter les jeunes, ces leaders d’aujourd’hui et de demain. La musique est un bon moyen de le faire.

« Je pense que le slam et les autres formes de musique des jeunes, constituent des moyens profonds pour faire entendre leurs voix, y compris celles des sans voix. » Elle a profité également de l’occasion pour lire ce que quatre artistes ont dit sur l’art et la musique en préparant ce concert. Costa du groupe CCB a par exemple dit que : « L’art se confond au beau, il faut faire passer le message avec beauté afin de se faire comprendre. » Alors que Moulèck du groupe Voice, pense que « L’art c’est un état d’être positif pour un lendemain meilleur ». Quant à Yé-vé, « L’artiste est un scanneur qui filtre les frustrations des sans voix, exprimées avec des mots qui divisent pour le redire avec des mots qui convainquent » Et enfin Evède du groupe Voice de clore en disant que : « L’art est le seul moyen qui permet de briser les frontières mondiales, réconcilier les peuples du monde pour qu’ils parlent un même langage. »

La diplomate américaine soutient tous ces propos, car aux Etats-Unis, la musique a joué un rôle important pour solidifier l’unité et promouvoir l’égalité des droits pour tous les Américains. La musique était au cœur de l’émancipation des esclaves et des réussites historiques du mouvement des droits civiques. C’est pareil pour les chansons pacifistes, très populaires pendant la Guerre Vietnamienne.

C’est aussi la même chose en Afrique. La chanson de Grand Kallé, intitulée Indépendance Cha Cha, est un exemple de la puissance de la musique. Elle a contribué à l’histoire du monde, en devenant un hymne des indépendances en Afrique. Enfin, elle a demandé aux jeunes d’écrire avec leur musique les pages de l’histoire, et de donner une voix aux sans voix pour un monde plus brillant.

© Adiac-Congo

>>> À lire aussi : Les USA saluent la vision panafricaine de Denis Sassou N’Guesso

TAGS:
Photo du profil de Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils