LA DOUANE APPELEE A CONTINUER A MARQUER SON EMPREINTE D’EFFICACITE DANS L’ECONOMIQUE DU PAYS

LA DOUANE APPELEE A CONTINUER A MARQUER SON EMPREINTE D’EFFICACITE DANS L’ECONOMIQUE DU PAYS

Gilbert Ondongo

Le ministre d’Etat, en charge de l’économie, des finances, du budget et du portefeuille public, M. Gilbert Ondongo

Le ministre d’Etat, en charge de l’économie, des finances, du budget et du portefeuille public, M. Gilbert Ondongo, a invité les douaniers congolais, à l’occasion du cinquantenaire de la douane congolaise, une fois la fête terminée, à continuer à marquer leur empreinte d’efficacité dans la vie économique du pays.

M. Ondongo a fait cette invite lors du lancement officiel des festivités marquant cet anniversaire le 26 septembre dernier, soulignant que 50 ans, c’est l’âge de la raison, de la maturité et de la sagesse.

Au cours de cette cérémonie, le directeur général des douanes et droits indirects, M. Jean Alfred Onanga, a fait un bref aperçu sur l’historique de la douane congolaise depuis sa création le 8 décembre 1964 jusqu’à nos jours.
«Au regard des ambitions qui sont les nôtres et surtout de la place qu’occupe la douane congolaise dans la marche ascensionnelle de l’économie congolaise, 50 ans, c’est l’âge de la maturité. Il est donc naturel de marquer une halte pour faire le bilan du chemin parcouru et envisager l’avenir avec beaucoup d’optimisme et d’assurance», a dit M. Onanga.
Ce dernier a également rendu un hommage mérité à tous ses prédécesseurs qui ont fourni d’énormes efforts pour que la douane congolaise soit hissée au niveau actuel.

Par ailleurs, il a fait savoir que l’avenir de la douane congolaise s’inscrit dans la modernisation, la certification des procédures, la facilitation des échanges, la gestion coordonnée des frontières, l’inter-connectivité du système informatique.
Ces engagements ont été salués par le secrétaire général de l’Organisation Mondiale de la Douane (OMD), M. Kunio Mikuriya, qui a reconnu la participation massive des responsables de la douane congolaise dans toutes les rencontres internationales en vue de la mise en œuvre de la zone du libre-échange au niveau du continent africain.

Avec cette volonté manifeste, a-t-il indiqué, la douane congolaise qui s’écarte de ses missions classiques, celles de la perception des taxes, tend désormais vers la gestion coordonnée des frontières avec d’autres administrations, la chaîne logistique globale, la compétitivité économique, la facilitation des échanges et la célérité.

Après ces allocutions, l’assistance a eu droit à deux conférences animées par l’ancien conseiller à l’Union Européenne (UE) auprès de la douane congolaise, M. Stéphane Liotet et le conseiller à la fiscalité et aux douanes du ministre des finances, M.Euloge Itoua.
Le premier a exposé sur le thème «Les douanes congolaises d’hier à aujourd’hui». Selon M. Liotet, le système douanier du Congo durant la période coloniale, est le résultat d’une part, des politiques économiques et coloniales suivies par les gouvernements français successifs et d’autre part, des accords internationaux passés depuis la fin du 19ème siècle jusqu’à l’après seconde guerre mondiale.

Le traité de Brazzaville qui institua l’Union Douanière et Economique de l’Afrique Centrale (UDEAC) le 8 décembre 1964, a-t-il rappelé, supprima la direction des bureaux communs et laissa à chaque direction nationale le soin de conduire elle-même ses destinées dans le nouveau cadre tracé par cette institution sous-régionale, d’où la création de la douane congolaise.
Aujourd’hui, a poursuivi M. Liotet, la douane congolaise qui est une administration stratégique et implantée dans tous les 12 départements du pays avec 2.695 agents, s’est progressivement transformée tant dans son organisation que dans ses méthodes de travail.

Le deuxième intervenant a développé le thème «Quelles douanes pour un Congo émergent ?». A ce sujet, M. Itoua, a précisé que les études ont démontré que l’efficacité de la douane en général et celle de la douane congolaise en particulier ne peut s’exprimer dans l’avenir que par la mutualisation des efforts à travers plusieurs mécanismes.
Ces mécanismes ne sont autres que l’échange des renseignements en vue d’une gestion des risques rationnels, l’assistance administrative et technique bilatérale et multilatérale, l’harmonisation des tarifs et règles de fonctionnement et la meilleure coordination de la gestion des frontières.

En marge de cet événement, le public a assisté au vernissage de l’exposition consacrée au patrimoine immobilier de la douane intitulée «L’infrastructure immobilière de la douane congolaise de 1896 à 201», question de montrer les conditions d’exercice du métier du douanier selon qu’il soit en milieu urbain ou en milieu rural.

En plus, il y a eu également le défilé para-militaire, la décoration de la médaille d’honneur reconnaissant les mérites des agents et cadres qui se seraient distingués dans l’accomplissement de leurs missions et le dévoilement dans l’enceinte de la direction générale des douanes, de la plaque commémorative à la mémoire des douaniers morts en service.

Outre l’actuel directeur général, M. Jean Alfred Onanga depuis 2005, d’autres cadres ont également dirigé cette administration, notamment MM. Saturnin Okabé (1964-1973), Jean François Ndoudi (1973-1977), Joseph Hondjuila Miokono (1979-1985), Jean Bernard Gomas (1985-1991), Pierre Kibamba (1991-1997), Jean-Louis Fragonard (1998-1999), Pierre Ondaï (1999-2001), Antoine Gambomi (2001-2003 et Marie Symphorien Okoua (2003-2005), a-t-on appris.

Des directeurs généraux des douanes venus de plusieurs pays, entre autres, le Bénin, le Burundi, la Côte-d’Ivoire, la France, le Gabon, le Mali, le Niger, la RDC, la RCA et le Tchad, ont pris massivement part à ces festivités liées au cinquantenaire de la douane congolaise.

(ACI)


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