home Congo, Économie La dévaluation du «Franc CFA» de la zone Cemac n’est pas encore à l’ordre du jour

La dévaluation du «Franc CFA» de la zone Cemac n’est pas encore à l’ordre du jour

Le dernier rapport du FMI indique une stagnation générale de l’économie mondiale à 3.5% (contre une prévision de 3.1% en 2016). 

Pour l’Afrique subsaharienne, un léger redressement est escompté à 2.6% (contre une prévision initiale de 3% fin 2016), après la décevante performance de 2016[1].

Selon le FMI, ce rebond est porté notamment par le recouvrement en cours au Nigéria dans la production pétrolière, les dépenses publiques engagées en Angola – dans la perspective des élections à venir – et la résolution de la sécheresse dans la zone sud du continent.

Les derniers chiffres du FMI sur la croissance en Afrique sub-saharienne laissent apparaître quelques grandes tendances. L’Afrique de l’Ouest, tirée par le Sénégal et la Côte d’Ivoire, enregistrerait une croissance forte de l’ordre de 7% .

CAS DES PAYS DE LA ZONE CEMAC

L’autre zone Franc, Cemac, très majoritairement constituée de producteurs de pétrole, est mal en point, juste un peu au-dessus des 2%. 

Le Congo Brazza qui sort progressivement de la zone rouge, avec un taux de croissance négatif, est passé de la première à la dernière place de cette zone (0,6%), alors que le Cameroun (4,7) conserve sa place de 1ère économie de la CEMAC. 

Cependant Yaoundé reste exposé à une dégringolade, au cas où Paul Biya venait à être candidat à sa propre succession l’année prochaine- de vives tensions politiques pourraient bien y surgir pour peser davantage sur l’économie déjà en récession du fait de la conjoncture, mais aussi des dépenses extra budgétaires occasionnées dans le cadre de la lutte contre la secte Boko Haram. 

En attendant, le Congo et la Guinée Equatoriale devraient inéluctablement à leur tour signer un accord avec le FMI. Seule inquiétude à Brazzaville,  » c’est la remise en cause de la coopération Sino congolaise en matière d’ingénierie financière « , confie un expert en économie pétrolière. » Les indicateurs macro économiques de la zone ne sont pas encore, pour l’essentiel, au rouge au point d’être dans la sinistrose de 1994″, indique, sous couvert d’anonymat, une source du Fonds à Washington.

Par Alphonse Ndongo

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