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La deuxième sortie Nord de Brazzaville menacée par une forte érosion

Une vue du ravin de Ngamakosso
Une vue du ravin de Ngamakosso

Alors que les mesures seraient déjà prises par les autorités de la ville, particulièrement celles qui auraient, effectué plusieurs visites du site où une érosion prend de l’ampleur et inquiète actuellement les habitants du quartier Ngamakosso, située à Talangai, dans le sixième arrondissement, la deuxième sortie Nord de Brazzaville est en voie d’être coupée par l’avancée rapide  de ce ravin, notamment si aucune solution n’est trouvée pour le contrer, selon les habitants du quartier.

 En effet, selon  les populations victimes, cette érosion qui touche déjà une bonne partie du Centre de santé intégré « Maman Mboualé » nécessite qu’une stratégie efficace soit mise en place afin de freiner l’avancée spectaculaire de ce ravin. « Cette érosion a commencé depuis 2008 et nous étions encore à environ 1km mais aujourd’hui, nous sommes au centre.  Il est donc temps que les autorités prennent leur responsabilité en renforçant le système de protection et en créant soit un comité d’éveil. Car, c’est un danger permanent pour la population environnante », a déclaré, l’un des propriétaires des parcelles victimes, Norbert Ngapoula,  demandant au député de leur circonscription électorale de prendre aussi, de son côté, des dispositions pratiques et de réagir tôt pour qu’ils soient épargnés de ce sinistre. Car, selon lui, les statistiques soulignent que le nombre de familles qui ont perdu leurs habitations sont déjà à vingt. « En dehors des maisons que nous avions perdues, nous risquerons également de perdre notre route qui vient à peine d’être construite et surtout, notre hôpital », a-t-il encore déploré.     

Parlant pour sa part des facteurs de cette érosion, une autre victime, Patchely Moyen a précisé qu’il y a aussi, le ruissellement des eaux de pluie non canalisées et l’élimination de la végétation qui fixe les sols.  « Nous subissons ce sinistre depuis 2015. Et, ce qui nous fait peur c’est qu’à la moindre pluie,  nous enregistrons de nombreux dégâts et les habitations s’écroulent », a-t-il signifié, avant de préciser que les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues dans la ville, notamment les 5, 8 et 9  mars derniers ont accentué le phénomène.

Par ailleurs, il  déplore aussi que, compte tenu de la progression rapide de cette érosion et, malgré le fait qu’une opération de recensement des familles concernées serait déjà lancée par le gouvernement en vue  de leur indemnisation, les habitants de la zone se sentent toujours abandonnés à leur triste sort. « Plusieurs visites ont été effectuées par les autorités pour nous encourager, mais jusqu’alors il n’y a aucune action palpable et  salvatrice sur le terrain », a-t-il conclu.

Rock Ngassakys

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