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La CPI condamne le Congolais Jean-Pierre Bemba à 18 ans de prison

La Cour pénale internationale a condamné mardi l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à 18 années de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il devient la personnalité la plus haut placée à être condamnée par la CPI jusqu’à présent.

« La chambre condamne M. Jean-Pierre Bemba Gombo à une peine totale de 18 ans de prison », a déclaré la juge Sylvia Steiner en audience publique, considérant que l’ancien chef militaire avait échoué à exercer un contrôle effectif sur son armée privée envoyée en République centrafricaine en octobre 2002, où ses hommes ont violé, tué et pillé avec une « cruauté particulière ».

Alors que les avocats de la défense ont déjà annoncé lundi soir leur intention de faire appel du verdict, Jean-Pierre Bemba, riche homme d’affaires devenu chef de guerre, a été déclaré coupable le 21 mars de la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération congolais (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Historique à plusieurs égards, cette peine est la plus lourde jamais imposée par cette juridiction basée à La Haye, aux Pays-Bas, et fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde. La procureure Fatou Bensouda avait requis « 25 ans au minimum ».

C’est également la première fois qu’est condamnée devant la CPI l’utilisation de viols et violences sexuelles en tant que crimes de guerre et de la première peine rendue contre un ancien vice-président dans l’histoire de la Cour ainsi que contre un chef militaire, en vertu du principe de la « responsabilité du commandant ».

En cinq mois, en 2002 et 2003, quelque 1500 hommes du MLC ont tué, pillé et violé en Centrafrique, où ils s’étaient rendus pour soutenir le président Ange-Félix Patassé face à une tentative de coup d’État menée par le général François Bozizé.

Ces hommes ont violé avec la volonté de terroriser et de torturer, selon les experts, s’en prenant indifféremment aux hommes, femmes et enfants, forçant parfois leurs victimes à assister aux viols de leurs proches.

Mme Steiner a souligné que le chef militaire avait fait « davantage que de tolérer les crimes en tant que commandant ». « L’échec de M. Bemba à prendre des mesures avait délibérément pour objectif d’encourager ces attaques menées contre la population civile », a-t-elle estimé.

La chambre à trois juges n’a par ailleurs trouvé « aucune circonstance atténuante » permettant d’alléger la peine de M. Bemba.

Il s’agit de la troisième peine prononcée par la CPI depuis 2002.

Par l’AFP

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