Kinshasa-Brazzaville : création en vue d’un Centre de formation des élus locaux et des agents municipaux

Kinshasa-Brazzaville : création en vue d’un Centre de formation des élus locaux et des agents municipaux

Emma Clesh Atipo Ngapi

Le secrétaire général adjoint de la Cospeco et premier secrétaire du Conseil municipal et départemental de Brazzaville , Emma Clesh Atipo Ngapi

Au terme de la 16e  assemblée générale ordinaire de la Commission spéciale de coopération entre les villes de Brazzaville et Kinshasa (Cospeco) qui vient de se tenir à Kinshasa du 23 au 24 décembre, les participants ont noté des avancées significatives dans plusieurs projets que l’organisation compte réaliser.

Le secrétaire général adjoint de la Cospeco et premier secrétaire du Conseil municipal et départemental de Brazzaville , Emma Clesh Atipo Ngapi a indiqué, à la presse le 30 décembre à Brazzaville, que leur structure prévoit  de réaliser au titre des projets urgents entre autres la création d’un Centre de formation des élus locaux et des agents municipaux de Brazzaville et de Kinshasa ; la production du film documentaire sur la rumba congolaise et l’encadrement du commerce frontalier et la gestion du flux migratoire.

En ce qui concerne le premier projet, a-t-il précisé, les mairies des deux Etats ont convenu que dans un premier temps, il sera construit un Centre à Brazzaville et un autre à Kinshasa, au regard du caractère onéreux que requiert ce projet. La Cospeco, a-t-il dit, compte énormément sur l’appui financier des deux gouvernements et des partenaires pour la réalisation de ce projet.

La formation, a-t-il renchéri, sera assurée tant par les nationaux que par les étrangers. « N’oublions pas que la République démocratique du Congo et la République du Congo regorgent des cadres et des formateurs de haut niveau qui sont disponibles  pour assurer les enseignements dans ces centres », a déclaré Emma Clesh Atipo Ngapi.

Pour le deuxième projet, il est important de retenir, a expliqué Atipo Ngapi, qu’il nécessite près de 500.000 dollars, soit près de 250 millions de FCFA pour sa réalisation. Les fonds proviendront de l’Association internationale des maires francophones, des mairies des deux villes, ainsi que des sponsors.

« C’est un pan de notre culture que nous allons mettre en valeur. Sans exagérer, ce film documentaire sera l’un des premiers qui sera réalisé sur la rumba par les deux Congo. Nous devons préserver notre culture commune. C’est un projet culturel d’une grande importance. La rumba est une danse très prisée par les populations des deux Congo et même en dehors de nos frontières. Ce film aura une très grande audience nous en sommes sûrs », a expliqué Atipo Ngapi.

Le secrétaire général adjoint de la Cospeco a expliqué que désormais les commerçants qui exercent entre les deux villes doivent être en règle. Car auparavant, les commerçants et notamment les handicapés favorisaient l’immigration clandestine. « Un handicapé quitte Kinshasa, par exemple, avec trois accompagnateurs. Arrivé à Brazzaville, il abandonne deux d’entre eux et repart à Kinshasa avec un seul accompagnateur. Les deux autres qui sont restés à Brazzaville ne disposent pas de papiers officiels de résidence. Désormais, nous veillerons à ce genre de choses et à  bien d’autres pour que le  commerce frontalier s’exerce dans les normes et les flux migratoires soient bien contrôlés », a conclu Emma Clesh Atipo Ngapi.     

© Adiac-Congo


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