home International Intégration : Cécile Kyenge salue un saut de qualité de l’Italie

Intégration : Cécile Kyenge salue un saut de qualité de l’Italie

Cécile Kyenge, L’ancienne ministre, aujourd’hui députée au Parlement européen à Strasbourg
Cécile Kyenge, L’ancienne ministre, aujourd’hui députée au Parlement européen à Strasbourg

L’ancienne ministre de l’Intégration se satisfait de l’admission au service civil de dizaines de jeunes nés en Italie.

Pour la première fois en Italie, des dizaines de milliers de jeunes dont l’âge varie de 18 à 28 ans, seront admis à faire leur service civil, indifféremment de leur nationalité. Il s’agit de 29.972 jeunes nés en Italie ou dont les parents sont originaires d’un quelconque des 28 pays membres de l’Union européenne qui pourront accomplir ce devoir civique sans qu’il leur soit exigé la citoyenneté italienne en préalable.

Pendant longtemps, Mme Cécile Kyenge Kashetu, Italienne d’origine congolaise (RDC) s’est battue dans les rangs de son parti (le Parti démocratique) et au sein du gouvernement dont elle a fait partie pendant dix mois, pour que l’Italie applique aux enfants de l’immigration la Ius soli. Il s’agit de leur accorder la nationalité du fait de leur lieu (italien) de naissance alors que le pays pratique toujours la Ius sanguinis, le droit du sang, par lequel la citoyenneté est automatique pour les seuls enfants nés de père et de mère italiens.

« Le taux de chômage parmi les jeunes est de 41,2%, et il ne touche pas seulement les porteurs de passeport italien mais tous les jeunes qui vivent en Italie. Le service civil doit être l’opportunité pour tous les jeunes de contribuer au développement du pays. C’est un instrument actif d’inclusion et de citoyenneté ; une valeur civique unique qui formera de bons citoyens, de bons Européens. L’expérience positive italienne devrait devenir, selon moi, une expérience européenne, un nouvel instrument pour mieux véhiculer une identité partagée », soutient Mme Kyenge.

L’ancienne ministre, aujourd’hui députée au Parlement européen à Strasbourg, milite pour une Europe de l’intégration. Une conviction un peu à contre-courant de l’opinion largement acquise à la fermeture des frontières. Dans les coulisses mais aussi de plus en plus ouvertement, les partis populistes entretiennent la peur et la méfiance, agitant la menace que font peser sur l’Europe des cultures porteuses de contre-valeurs et antichrétiennes et s’infiltrant par le biais de l’immigration massive.

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