Hollande : « Sassou Nguesso peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit »

Hollande : « Sassou Nguesso peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit »

François Hollande et Sassou

François Hollande et Denis Sassou-Nguesso, mardi 7 juillet 2015, à Paris.|AFP

Le président français François Hollande a appelé mercredi le président congolais Denis Sassou Nguesso à rassembler, respecter, apaiser alors que de nouveaux affrontements ont eu lieu à Brazzaville en lien avec le référendum constitutionnel de dimanche.

Denis Sassou Nguesso peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit et le peuple doit répondre. Ensuite il faut toujours veiller à rassembler, respecter et apaiser, a-t-il plaidé lors d’une conférence de presse commune avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, en visite d’Etat à Paris.

François Hollande a rappelé que la position de la France était en toutes circonstances de ne pas reconnaître les actes de force et appeler à des élections.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, devait recevoir en fin de journée à Paris son homologue congolais Jean-Claude Gakosso.

Dans un communiqué, l’association Survie a dénoncé cette rencontre. Cet entretien accordé par Laurent Fabius est une provocation criminelle, une insulte aux Congolais et à tous les démocrates africains. La France doit immédiatement annoncer la suspension de sa coopération militaire et policière avec le régime, et contribuer à isoler d’urgence les dirigeants congolais, a demandé le vice-président de l’association, Mathieu Lopes.

De nouveaux affrontements ont eu lieu mercredi matin à Brazzaville au lendemain de heurts meurtriers dans la capitale congolaise en lien avec le référendum constitutionnel de dimanche qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016.

Depuis l’annonce début octobre du référendum de dimanche, deux coalitions d’opposition dénoncent comme un coup d’État constitutionnel cette consultation sur un projet de nouvelle constitution faisant sauter les deux verrous empêchant M. Sassou de briguer un troisième mandat.

Par l’AFP


Tags assigned to this article:
CongoHollandeSassou

2 comments

Write a comment
  1. samba
    samba 22 octobre, 2015, 05:31

    Je pense que François Hollande a eu tort de le dire,je me souviens de sa phrase au moment où l’ex président Burkinabais Blaise Compraoré à voulu modifier la constitution, le président Français avait dit:  » On ne peut modifier la constitution à l’orée des élections ». Alors je me pose deux questions,qu’est ce qui a pris à François Hollande de réagir ainsi? Est il ignorant de tout ce qui de passe au Congo? Je ne peux pas comprendre dans un pays « démocratique  » qu’on tire sur une population qui veut s’exprimer c’est complètement inadmissible. Je ne peux en effet cacher ma désolation envers François Hollande. Maintenaient tous le monde peut savoir que le président Français nous a tous déçu,trahi. Si il ne comprend pas l’enjeux dune démocratie et le respect de la constitution c’est grave. La honte,je vous rappelle que j’ai 19 ans mais je connais la manigance de tout ce cercle vicieux et ya pas besoin de faire de la politique pour comprendre cette manipulation.

    Reply this comment
  2. Dori
    Dori 22 octobre, 2015, 05:55

    Et Bachard El Assad de Syrie, peut organiser un référendum et consulter son peuple ?
    Qui a dit que le ridicule tué ?
    (Kadaffi, Compaore, Core du Nord …)

    Reply this comment

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils