home Brazzaville Golfe de Guinée : Les ministres Ikouebe et Mondjo appellent à un soutien contre la piraterie

Golfe de Guinée : Les ministres Ikouebe et Mondjo appellent à un soutien contre la piraterie

Basile Ikouebe et Charles Richard Mondjo
Le ministre congolais des Affaires étrangères et de la coopération, Basile Ikouebe et son homologue de la défense nationale, le général Charles Richard Mondjo.

Le ministre congolais des Affaires étrangères et de la coopération, Basile Ikouebe et son homologue de la défense nationale, le général Charles Richard Mondjo ont appelé, le 11 mai dernier à Pointe-Noire, les partenaires bilatéraux et multilatéraux impliqués dans la gestion des questions de sureté et de sécurité maritimes dans le golfe de Guinée, à un soutien accru aux efforts du gouvernement congolais et de l’ensemble des pays de la région, dans la lutte contre la piraterie et autres actes illicites en mer.

Basile Ikouébé a lancé cet appel lors des travaux de la réunion du G7++ des amis du golfe de Guinée au cours de laquelle il a exhorté l’ensemble des acteurs à la vigilance et la mobilisation permanentes, face aux menaces les plus déstabilisatrices qui pèsent sur la sécurité des Etats, leur développement et la navigation le long de l’un des car-refours maritimes les plus riches et les plus fréquentés de la planète. Pour lui, les intérêts économiques, géostratégiques, de navigation ou de lutte contre les trafcs de tous genres, alimentés par les réseaux mafeux, ne peuvent être garantis que grâce à l’engagement et l’implication multiforme de tous les intervenants, dans l’accompagnement des efforts de mise en œuvre de la stratégie globale de sécurisation de l’espace maritime.

Pour sa part, clôturant ces assises du G7++, le ministre à la présidence de la République chargé de la défense nationale, le général Charles Richard Mondjo, a ciblé la dissuasion et la ré-pression comme moyens de réduction de la criminalité en mer.Il a, en outre, suggéré le renforcement des mécanismes sous régionaux sous fond de synergies, l’adaptation des in-telligences au droit de la mer et la coo-pération des administrations concer-nées entre elles d’une part et les Etats entre eux d’autre part.Pour les membres du gouvernement congolais, il est question pour les différents décideurs, d’aller vers une véri-table communauté du golfe de Guinée, afn de matérialiser l’esprit de Yaoundé, et de sauver le commerce, l’environnement et la navigation maritimes.

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et la contrebande en mer, Yaoundé la capitale Camerounaise constitue une étape décisive. En ef-fet, c’est au cours d’un sommet sur la sureté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée, tenu en juin 2013 dans cette ville avec la participation de la CEEAC, la CEDEAO et la Commis-sion du Golfe de Guinée (CGG), que les chefs d’Etats et de gouvernement des pays africains ont adopté, outre la stratégie interrégionale, une décla-ration, un mémorandum d’entente et un code de conduite canalisant cette lutte.

L’objectif visé étant de donner une nouvelle impulsion à leur volonté d’action et de renforcer leur coopération dans cette lutte devant être soustendue par quatre priorités identifées dans ces documents. Il s’agit des aspects maritime et naval, la police et la justice, le renforcement des  capacités et le développement.Pour mettre en œuvre ces priorités, les pays côtiers se doivent d’adopter une politique commune de gestion privilégiant l’échange d’information, la coopération entre les Etats puis entre les Etats et les organisations régionales, l’harmonisation des règlementations, la coordination des stratégies, l’acquisition des équipements de surveillance navale performants et appropriés, et la protection des intérêts des populations.

Le G7 qui apporte l’expertise nécessaire à la gouvernance de la lutte contre la piraterie maritime, a été créé en 2013 pour faire face aux attaques et prises d’otages subies par les armateurs et compagnies pétrolières, face à l’incapacité des Etats du golfe de Gui-née à endiguer ces menaces.Après que ces derniers aient demandé au conseil de sécurité de l’ONU de se saisir de la question, celui-ci leur a prescrit par les résolutions 2018 et 2039, d’assurer la sécurité de leurs eaux territoriales, pendant que les partenaires stratégiques du golfe devaient coopérer dans ce but avec les pays concernés. 

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L’Agence d’information d’Afrique Centrale

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