Francis N’Ganga : »le football, il n’y a pas que la lumière quand tu joues, il y a aussi l’obscurité quand tu n’es pas sur le terrain. »

Francis N’Ganga : »le football, il n’y a pas que la lumière quand tu joues, il y a aussi l’obscurité quand tu n’es pas sur le terrain. »
Francis N'Ganga

Francis N’Ganga

 » Je ne sais pas si je vais être présent à l’entame de la rencontre, dimanche. C’est le coach qui décide; la composition de l’équipe, ce sont ses choix. Nous verrons… Je serais déçu de ne pas commencer, c’est logique, tout joueur a les mêmes sentiments. Cela serait, disons, « compliqué » mais dans ce tournoi, ce qui compte, c’est l’équipe et l’équipe, c’est le coach qui la compose. Attendons dimanche.

Courtrai n’est pas le match de  » la fin du monde ». Après, il restera sept rencontres et donc il y a encore de quoi faire. Il est inutile de se mettre la pression pour cette rencontre.
Si l’on pense que ce match est un tournant, que dire des rencontres suivantes ? Le Standard, Bruges, Anderlecht et les autres… Toutes ces rencontres sont des tournants. Il n’y a pas un match plus important que les autres.
Début de saison, je revenais d’une très longue blessure, j’ai dû retrouver mes repères, la sérénité sur le terrain, je n’étais pas à 100%, les résultats ne nous étaient pas favorables, j’étais donc, comme l’a signalé le coach, moins serein et je doutais dans la tête. J’étais moins bien qu’aujourd’hui. Je suis de mieux en mieux, je travaille. La confiance revient, le niveau revient.
Je n’étais pas « à la rue » physiquement, mais je suis passé par une période difficile ; il fallait reprendre des matches, se relancer dans la compétition, se concentrer, c’était tout cela qu’il fallait surmonter. Il y a des joueurs qui ne reviennent jamais d’une telle situation. Retrouver son niveau après une grosse épreuve, comme celle que j’ai connue, ce ne fut pas évident, mais maintenant, je peux dire que tout cela, c’est le passé. Ma saison a peut-être commencé la semaine passée, mais c’est comme cela. Certains ne reviennent jamais. Il faut s’accrocher à la moindre chose. Avec la CAN, je pense que ma saison a réellement commencé en 2015.
J’ai toujours eu un rôle de « motivateur » dans le groupe, mais ce rôle, lorsque l’on est en dehors des terrains, est nettement plus compliqué. Je suis intervenu quand l’occasion se présentait, mais lorsque l’on ne joue pas, on est moins crédible. Après Bruges, tout le monde avait un peu la « tête dans le sac », c’était un bon moment pour intervenir, j’ai motivé les troupes en expliquant que tout n’était pas fini. On a vu ensuite que je n’avais pas tort.
C’est clair que quand tout tourne bien défensivement, il est plus facile de s’insérer dans un rôle offensif. Maintenant, je m’entraine tous les jours avec mes équipiers, on se connaît tous. Javier, cela fait trois ans que je joue avec lui, cela fait trois ans que je l’ai à ma droite, nous savons comment nous jouons, il n’y a pas de soucis avec cela, on se connaît très très bien. Ce ne sont pas mes six mois d’absence qui ont changé quelque chose.

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