France: le fils de Laurent Fabius placé en garde à vue pour faux, escroquerie et blanchiment

France: le fils de Laurent Fabius placé en garde à vue pour faux, escroquerie et blanchiment

Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères|AFP

Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères|AFP

Mis en cause dans une affaire de faux, de blanchiment d’argent et d’escroquerie, Thomas Fabius a été placé en garde à vue à Nanterre, indiquent des sources concordantes confirmant une information de la chaîne iTélé. Son appartement, situé boulevard Saint-Germain à Paris, a également été perquisitionné mardi 15 décembre au matin.

Le parquet de Paris avait ouvert le 27 juin 2013 une information judiciaire pour faux, escroquerie et blanchiment, confiée aux juges d’instruction René Cros et Roger Le Loire. Les magistrats du pôle financier s’intéressaient notamment à différents flux financiers ayant transité sur les comptes du fils aîné du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius.

Un appartement à 7 millions d’euros

Une plainte, déposée en octobre 2011, avait donné lieu en mai 2012 à l’ouverture d’une enquête préliminaire. S’en était suivis deux signalements Tracfin, l’organisme antiblanchiment du ministère des finances, dont l’un portait sur les mouvements d’argent ayant précédé l’acquisition d’un luxueux appartement au cœur de Paris pour quelque 7 millions d’euros. Un achat qui a suscité la perplexité des enquêteurs. Son avocat, Me Cyril Bonan, a assuré que celui-ci avait été financé « pour partie par un apport et pour partie par un emprunt bancaire ».

Thomas Fabius avait déjà eu des ennuis judiciaires en 2009, quand une association autour d’un projet de carte de paiement à puce pour l’Afrique a fini par tourner court. Un entrepreneur, partie prenante de l’affaire, avait porté plainte, et en juin 2011 l’intéressé avait fini par reconnaître avoir « détourné des fonds à hauteur de 90 000 euros » lors d’une procédure de plaider-coupable.

Aux Etats-Unis, Thomas Fabius est également visé par un mandat d’arrêt pour avoir émis des chèques sans provision pour un montant supérieur à 3,5 millions de dollars (3,2 millions d’euros) lors d’une folle équipée dans des casinos de Las Vegas. Les faits remontent à 2012.

(Lemonde)



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