Fidel Castro, donné mort une fois de plus

Fidel Castro, donné mort une fois de plus

Fidel Castro

Fidel Castro|Reuters

Une conférence de presse destinée aux médias internationaux a ravivé les rumeurs autour de la mort du chef historique de la révolution cubaine, qui a fêté en août ses 88 ans.

L’absence médiatique de Fidel Castro depuis un an et la convocation ce vendredi d’une conférence de presse destinée aux médias internationaux ont ravivé les rumeurs autour de la mort du chef historique de la révolution cubaine, qui a fêté en août ses 88 ans.

Le quotidien de Miami Diario Las Americas, considéré comme le porte-parole des milieux anticastristes de Floride, soulignait jeudi les absences répétées de l’ancien chef d’Etat, au cours d’une période d’événements marquants pour l’île: la libération de trois espions cubains lourdement condamnés par la justice américaine, et la restauration des relations diplomatiques avec Washington annoncée par Barack Obama mi-décembre.

Cela fait exactement un an que le leader cubain n’a pas fait d’apparition publique -même s’il a été aperçu sur quelques photographies chez lui, toujours avec une mine fatiguée. Le 7 janvier 2014, il était apparu, voûté et s’appuyant sur une canne, sur des images de la télévison d’Etat cubaine lors du vernissage d’une exposition du plasticien Alexis Leyva «Kcho» à La Havane.

A Santiago de Cuba, à mille kilomètres de La Havane, des témoins auraient assisté à des travaux de rénovation des rues conduisant au cimetière Santa Ifigenia, où se trouvent le panthéon de Forces Armées et le mausolée de José Marti, le père de l’indépendance de l’île. Le gouvernement cubain interdirait l’accès à cette zone du cimetière. Une source rapporte au site anticastriste Diario de Cuba, basé en Espagne: «Nous ne savons pas si la tombe est terminée ou non, mais elle l’est certainement car ils ont dégagé la zone alors qu’elle était fermée depuis plusieurs mois.»

La date du 8 janvier est importante dans l’histoire de la révolution cubaine. C’est celle de l’entrée, en 1959, de Fidel Castro à La Havane, une semaine après la fuite du président Batista. Ce jour-là, le leader de la guerilla s’était adressé pour la première fois aux habitants de la capitale. Une image de ce discours, tenu dans le fort militaire de Columbia, va faire le tour du monde et marquer l’imaginaire révolutionnaire: en pleine harangue, une colombe blanche vient se poser sur l’épaule de l’orateur. Les populations noires de Cuba, adeptes de la santeria, religion d’origine africaine des descendants d’esclaves, y ont vu la marque de la protection de la divinité Obatala.

Vendredi à la mi-journée, la tenue d’une conférence de presse à La Havane était démentie par l’AFP, et les rumeurs de mort du Lider maximo commençaient à se dissiper. Leur origine pourrait d’ailleurs être due à une confusion: un certain Fidel Castro Odinga, fils du leader de l’opposition au Kenya, est décédé lundi.

Par Liberation


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