Energie électrique du Congo: les abonnés dénoncent la non protection des niches

Niche à boite EDF non protégée dans la rue Jean-Kando

Dans plusieurs quartiers de la ville de Pointe-Noire, les niches à boîte EDF de la société sont sans protection et à la portée de tous. Le phénomène observé depuis un long moment préoccupe de plus en plus la population, en raison des risques que cela représente.

Le fait est constaté particulièrement dans l’arrondissement 5, Mongo Mpoukou. En effet, il n’est pas rare de voir une ou plusieurs niches à boîte EDF non couvertes dans une même ruelle avec des fils électriques et tout le dispositif bien visible. C’est le cas dans le CQ 503 Mbota Raffinerie où deux niches sont ouvertes dans la rue Makaya-Patrice (deuxième rue après le carrefour Siafoumou-Raffinerie en partant de la nationale 5). Les deux niches se trouvent à une distance de moins de 100 m l’une de l’autre comme c’est le cas de celle de la rue Pierre-Kando (arrêt firmament, en allant vers la Raffinerie) et la rue Mpilikondi qui débouche sur l’avenue de la Coraf. Cela est aussi constaté au CQ 503 Raffinerie.

Ce fait, a expliqué un électricien, expose à des électrocutions en cas de contact avec du fer, par exemple. Une mauvaise manipulation du dispositif peut aussi causer des coupures d’électricité. « Il y a risque d’électrocution aussi si on se hasarde à manipuler les fils électriques à main nue», a-t-il indiqué.

L’inquiétude est de plus en plus grandissante du côté de la population tenant compte de ces risques. «Tout le dispositif est ouvert avec des fils électriques bien visibles et non protégés. N’importe qui peut y avoir accès, tripoter et créer des incidents», s’est insurgé André, chef de famille.

Pour une mère de famille ayant requis l’anonymat, les parents s’inquiètent particulièrement pour les enfants : «Nous, les grands, avons un peu conscience du danger que cela représente. La peur pour nous est qu’un enfant ou des jeunes, comme ils ont la manie de nos jours de vouloir prendre des risques pour montrer leur courage, aillent y toucher et que le pire arrive. Ces niches étaient pourtant toutes bien protégées. Mais on ne sait pas où sont passées les parties qui servaient à les couvrir», s’est-elle indignée. Autre inquiétude, ce sont les eaux de pluies. La plupart de ces niches étant installées à même le sol, un drame peut survenir en cas d’inondation. Le souhait pour les parents est qu’elles soient protégées. «L’Energie électrique du Congo doit couvrir ces niches sinon trouver carrément un système ou un dispositif plus sécurisant», a lancé Guy, père de famille visiblement inquiet.

Lucie Prisca Condhet N’Zinga

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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