Dette extérieure du Congo : la Chine et les traders détiennent plus de 60%

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Reposant essentiellement sur le secteur pétrolier, l’économie nationale croupit sous le poids de la dette estimée, selon le Fonds monétaire international (FMI), à 5329 milliards de francs CFA, soit 110% du produit intérieur brut. La Chine et les traders détiendraient respectivement 34,15% et 29,90% de la dette extérieure totale du pays.

Les discussions entamées par le gouvernement en 2017 avec le FMI devraient aboutir à la conclusion d’un programme de coopération économique soutenu par cette institution de Bretton Woods.

Le Congo regagnerait, à travers ce programme, la confiance de ses partenaires financiers, tout en redressant ses équilibres macroéconomiques détruits par les effets néfastes de la crise économique et financière, due à l’abaissement du prix du baril de pétrole sur le marché international.

Déclarée en 2014, cette crise a entraîné la baisse des recettes publiques et des ressources budgétaires, l’arrêt ou le ralentissement de plusieurs chantiers d’infrastructures engagés par l’Etat ainsi que le licenciement des employés et la fermeture de certaines entreprises privées.

Le budget de l’Etat était de 4000 milliards de francs CFA en 2014 contre plus de 1 600 milliards de francs CFA en 2018. Le taux de croissance était de -2% en 2017 et pourrait atteindre 1,9% cette année selon les statistiques du comité monétaire national.

Cette embellie est due à l’augmentation de la production nationale qui passerait de plus de 280 mille barils par jour en 2017 à 350 mille barils en 2018, ainsi qu’à la hausse du prix de baril (au-dessus de 70 dollars) sur le marché mondial.

Nonobstant la remontée actuelle des cours du pétrole, l’économie nationale peine à se redresser en raison, entre autres, de la faiblesse de la mobilisation des ressources budgétaires, du déficit des activités du secteur hors pétrolier et d’autres facteurs.

Au-delà du souffle qui proviendrait de la signature prochaine d’un accord avec le FMI, le gouvernement mise dans son Plan national de développement 2018-2022 sur la réforme du système éducatif national et la formation qualifiante ainsi que la diversification de l’économie.

Concernant la diversification économique, quelques secteurs d’activités porteurs d’une valeur ajoutée sont épinglés parmi lesquels l’agriculture, la forêt, l’industrie, le tourisme, l’artisanat. 

Christian Brice Elion 

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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