home Brazzaville, Congo, Politique Des alliés de Sassou-Nguesso contre une réforme de la Constitution

Des alliés de Sassou-Nguesso contre une réforme de la Constitution

Guy Brice Parfait Kolelas
Guy Brice Parfait Kolelas

Deuxième force de la majorité après le Parti congolais du travail (PCT) en termes d’élus et de représentation au gouvernement, le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) a clôturé samedi 4 avril son tout premier congrès extraordinaire à Brazzaville. Le parti de l’ancien Premier ministre Bernard Kolélas pense que changer la Constitution est une « violation » des institutions et appelle son allié le PCT à soutenir le candidat qu’il va présenter à la présidentielle de 2016.

L’hymne du MCDDI a retenti dans la salle des congrès, pleine à craquer, avant que Paris Tsila, membre du bureau exécutif national, ne livre les décisions du congrès aux 1 250 militants présents et aux quelques leaders de partis de la majorité et de l’opposition invités pour la circonstance : « Les congressistes ont conclu que les changements de la Constitution du 20 janvier 2002 correspondraient dans le contexte politique actuel au Congo à une violation collective. Les congressistes ont décidé à l’unanimité que le MCDDI doit avoir et présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2016 », a-t-il expliqué.

Une opposition « responsable » à la réforme constitutionnelle

« Ce sont des décisions réfléchies et responsables », a insisté Guy Brice Parfait Kolelas, secrétaire général du MCDDI, qui ne voit pas, lui non plus, la raison de changer la Constitution et appelle le PCT à soutenir le candidat de son allié à la présidentielle de 2016. « Ce ne sont pas des décisions opportunistes. Les statuts de MCDDI stipulent bien que le MCDDI doit avoir des candidats à chaque élection présidentielle. Le  » non  » au changement de la Constitution, c’est aussi inscrit dans nos statuts, notamment à l’article 19. » Le MCDDI appelle également à l’instauration au Congo d’une commission « Réconciliation, vérité, justice et paix ».

Limite d’âge et référendum

Le débat sur une possible modification de la Constitution, dans un sens qui permettrait à Denis Sassou-Nguesso de se présenter de nouveau à la présidence en 2016, à la fin de son second mandat, a été relancé ces derniers mois suite aux déclarations du président congolais, notamment au micro de RFI en août dernier. Selon le texte actuel, Denis Sassou-Nguesso ne peut se présenter pour un troisième mandat, car il est touché par la limite d’âge. Dans un récent entretien à la BBC, le président a affirmé qu’un référendum sur la question serait bientôt organisé.

Si le PCT, le parti au pouvoir, s’est prononcé clairement en faveur de la réforme consitutionelle, l’opposition s’est prononcée résolument contre cette réforme, et a demandé l’instauration d’un cadre de dialogue avec le pouvoir.

Par RFI

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