Des aliments vendus à même le sol à Brazzaville

Des aliments vendus à même le sol à Brazzaville

Image d’archive|Les conditions de vente des produits alimentaires à Brazzaville, prend des proportions inquiétantes.

Image d’archive|Les conditions de vente des produits alimentaires à Brazzaville, prend des proportions inquiétantes.

Les conditions de vente des produits alimentaires à Brazzaville, prend des proportions inquiétantes. Dans la plupart des marchés de la ville-capitale, cette pratique semble passer inaperçue, alors que des risques sanitaires sont énormes pour les populations qui en consomment au quotidien.

A la vérité, de nos jours, la vente des produits alimentaires à même le sol dans les marchés, suscite déjà des inquiétudes. Pour s’en rendre compte de l’ampleur de la triste réalité, il suffit seulement de visiter les différents marchés de la ville.

A Total, le plus grand marché de Brazzaville, situé dans le 2e arrondissement,  Bacongo, en passant par ceux de Texaco, Intendance, du Lycée Thomas Sankara, à Talangaï dans le 6e arrondissement, le constat est désolant. Partout, les risques d’insécurité alimentaire guettent les populations.

En effet, tout porte à croire que rien n’est fait en ce qui concerne l’organisation et la mobilisation des bonnes conditions de vente. Une situation  qui profite à chaque vendeur, d’étaler sa marchandise ici et là, dans l’insalubrité, sans crainte.

Au marché Total, particulièrement, bien qu’encore en construction, les vendeurs, foulant au pied les règles d’hygiène, en profitent du manque d’espace pour vendre dans des endroits inappropriés. Ce, sous l’indifférence totale du comité du marché et d’autres autorités habilitées.

Les produits vendus par ces derniers sont souvent d’origines agroalimentaires, notamment les légumes, les fruits, des produits ligneux et non ligneux mais aussi des poissons d’eau douce et des congelés. Le manque d’espace dans certains marchés de Brazzaville poussent certaines vendeuses à la création des étalages de fortune. Des tranches de cartons ou des amballages de farine de blé, déjà très sales, sont mis sur la boue ou des ordures produites sur place pour servir d’étalages aux différents produits, pris d’assaut par la clientèle.

D’autres vendeurs en désarois,  sont contraints de remblayer, après la pluie, des petites marres d’eau pour s’offrir une place. C’est le cas au marché Texaco, notamment entre la rue Ntsaba et le rond-point du même nom, sur l’avenue de l’Intendance où l’exposition des produits de vente donne matière à réflexion. Ici,  quelques commerçantes ont placé leurs étalages au-dessus des caniveaux, construits à ciel ouvert, pleins d’eau souillée, dégageant des odeurs noséabandes.

Au marché Lycée Thomas Sankara, l’une des principales gares routières de Brazzaville et celui de l’Intendance, le décor est quasiment le même: l’insalubrité à grande échelle.

Interrogées sur cette partique, anti-hygiène, ces commerçantes jettent la responsabilité sur l’autorité municipale qui leur préleve des taxes sans  pourtant songer à l’amélioration de leurs conditions de travail. «Le marché est très exiguë, je n’ai pas pu avoir une place à l’intérieur, je suis contraint de vendre ici à l’extérieur, pourvu que je trouve de quoi nourrir  ma faille», a souligné Solange, une vendeuse rencontrée à Texaco.

Aux marchés Total et Intendance, les vendeuses  prétextent sur les travaux en cours de leurs structures. «Depuis que notre marché est en construction, nous n’avons plus d’endroits appropriés pour vendre, nous nous contentons des espaces comme celui que vous voyez, pour avoir un peu d’argent et faire face à nos besoins», explique Allegra,  une jeune fille-mère, vendeuse au marché Total.

Un vrai problème de santé publique

Vendus dans ces conditions, ces aliments constituent  un réel danger pour la santé publique. Car, l’environnement étant pollué, ces produits alimentaires sont totalement exposés aux microbes de tout genre. La consommation imprudente de ces aliments sont souvent source de fièvre typhoïde et d’autres maladies, affirme les sachants. 

Il faut dire que ces produits mis à la disposition de la clientèle sont souvent envahis par les mouches, en provenance des toilettes, des poubelles et des caniveaux regorgeant des eaux souillées.   

On peut donc affirmer sans risque de se tromper, que de nombreuses maladies liées à l’hygiène s’attrapent à partir de la consommation de ce genre de produits.

Les services d’hygiène publique et autres services habilités sont donc interpellés afin de mettre un terme à ce phénomène qui devient un véritable danger public. En clair, l’assainissement des marchés de Brazzaville ce devrait d’être l’une des principales priorités du tout nouveau Conseil départemental et municipal dont les rendements concrets sont attendus par les populations.

© Adiac-congo


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