Crise postélectorale au Gabon: Près de 500 Ivoiriens ont regagné la Côte d’Ivoire (diplomate)

Crise postélectorale au Gabon: Près de 500 Ivoiriens ont regagné la Côte d’Ivoire (diplomate)

Quelque 500 ressortissants ivoiriens vivant au Gabon volontairement Abidjan, à la suite de la crise postélectorale dans le pays, a indiqué l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Gabon, le général Philippe Mangou, cité par le quotidien ivoirien L’Inter dans sa parution du mardi 13 septembre 2016.

Il s’agit de 454 ressortissants ivoiriens sur 7.747 personnes enregistrées à l’ambassade, qui ont demandé à repartir en Côte d’Ivoire compte tenu de l’embellie que le pays connaît depuis quelques temps sur lme plan économique, a précisé le diplomate ivoirien.

Il reste près de 7.300 Ivoiriens sur le sol gabonais, qui vivent en parfaite intelligence et dans un esprit de fraternité avec leur frères et sœurs gabonais, a-t-il ajouté.

S’exprimant sur l’affaire d’ingérence de la Côte d’Ivoire, le général Mangou a souligné que l’acte posé par Mamadi Diané, ex-Conseiller à la présidence ivoirienne, est une initiative personnelle, qui n’engage en rien la responsabilité de l’Etat ivoirien.

Pour lui, il ne faudrait pas qu’il y ait d’amalgame. La responsabilité de la Côte d’Ivoire n’est nullement engagée dans cette affaire, « je le répète, c’est un acte individuel » posé par un groupe d’Ivoiriens, qui n’engage que leur responsabilité.

La Côte d’Ivoire accusée d’ingérence

Les autorités gabonaises ont accusé la Côte d’Ivoire d’ingérence, évoquant un « complot » du camp de Jean Ping avec des hackers ivoiriens pour influer sur les résultats de la présidentielle gabonaise du 27 août 2016.

Mamadi Diané, ex-Conseiller du président Alassane Ouattara, visé par les autorités gabonaises d’avoir mis sur pied « une application pirate « dénommée « Regardez les élections au Gabon –REGAB-», en complicité avec Yéo Sihifowa, a été limogé par le chef de l’État ivoirien.

Une autre personnalité répondant au nom de Jean Marc Zoé, a été également citée dans l’affaire. Il est présenté comme le commanditaire de l’opération.

Interpellé à Libreville, après le démantèlement d’un réseau de personnes accusées d’ingérence et de « complot » dans l’élection présidentielle du 27 août 2016 au Gabon, Sihifowa Yéo, un présumé hackers ivoirien a révélé avoir été « envoyé » par Jean-Marc Zoé, qui « travaille à la présidence de Côte d’Ivoire » comme « chargé de mission ».

M. Sihifowa Yéo, le chef de cyber-cellule, a dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, avoué avoir été contacté pour se rendre au Gabon afin de « mettre en place un système de collecte de données relatives aux élections présidentielles pour le compte du candidat Ping », donné perdant à l’issue du scrutin parti la commission électorale.

En plus de « l’échange de données incontrôlée », cette application est « reconnue pour pirater l’ensemble des données personnelles de ses utilisateurs ». 

Ce jeune ivoirien, doué en informatique, a indiqué que lors de la proclamation des résultats provisoires, mercredi soir, l’application avait recueilli les données issues de « moins de 1.600 bureaux de vote dépouillés » sur « 2.579 » à travers le pays.

Des maisons d’Ivoiriens pillés, un seul agressé

Concernant les Ivoiriens encore dans le pays, le diplomate ivoirien, Philippe Mangou, a assuré qu’il n’y a pas d’inquiétude, même s’il y a eu quelques Ivoiriens qui ont eu leurs maisons pillées. Ils sont au nombre de trois, un seul a été agressé et blessé, mais sa vie n’est pas en danger.

La Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) et le ministère de l’Intérieur, ont déclaré Ali Bongo vainqueur avec 49,80 % des suffrages contre 48,23 % pour son rival Jean Ping, qui réfute ce résultat, évoquant un « vol » de sa victoire. Le diplomate ivoirien affirme avoir conseillé les ressortissants de son pays de se tenir à l’écart du jeu électoral gabonais.

© OEILDAFRIQUE


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