Coopération militaire : le Congo et la France signent deux nouvelles conventions

Coopération militaire : le Congo et la France signent deux nouvelles conventions

Charles Richard Mondjo et Jean-Pierre Vidon

Charles Richard Mondjo et Jean-Pierre Vidon paraphant les conventions ; les deux parties posant à l’issue de la signature|Adiac

Les deux accords signés, le 24 janvier à Brazzaville par le ministre à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, le général Charles Richard Mondjo et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon, en présence des chefs des projets des deux parties, concernent les domaines de la sécurité et de la défense.

La première convention paraphée concerne « l’Appui à la formation, à l’entraînement et à l’organisation du commandement opérationnel des Forces armées congolaises (FAC) ». La seconde est, quant à elle, relative à« l’Appui au commandement et à l’organisation de la marine nationale ».

Selon le responsable des projets de coopération de sécurité et défense de la France pour l’Afrique subsaharienne, le colonel Bertrand de Reboul, ce sont des sujets qui sont à la fois passionnants et importants surtout pour l’avenir. « Ce sont deux projets de coopération qui existaient déjà mais qui doivent évoluer en fonction des circonstances, de l’actualité et des besoins nouveaux qui apparaissent. Pour nous, toute la difficulté consiste à les faire vivre de la meilleure façon qu’il soit. L’outil premier, c’est que ces conventions qui viennent d’être signées permettent de définir ensemble les sujets très précis sur lesquels nous voulons travailler ensemble », a expliqué le colonel Bertrand de Reboul.

En effet, la partie française proposera à la partie congolaise des experts techniques, militaires, des experts de la gendarmerie et bien éventuellement des policiers civils. Elle fournira également au Congo des experts spécialistes de la sécurité maritime ainsi que des spécialistes de la formation et de l’organisation générale des opérations. Le but étant de conseiller au jour le jour des responsables militaires congolais chargés de faire vivre ces deux conventions. « Les deux coopérants militaires français qui sont ici n’auront peut-être pas toute l’expérience nécessaire pour travailler dans ces domaines qui sont très vastes. A ce moment-là, il nous faut remonter de demandes et nous en verrons ponctuellement, en tenant compte du besoin, des experts supplémentaires qui viendront passer une semaine, quinze jours, un mois, si nécessaire pour faire avancer tel ou tel aspect de sujet », a poursuivi l’ancien attaché de défense de l’ambassade de France au Congo, le colonel Bertrand de Reboul.

Rappelons que ces deux conventions ont été signées en marge de la mission d’évaluation de la coopération militaire dans le domaine de la défense et de la sécurité entre le Congo et la France, effectuée par le colonel de Reboul. D’après l’ambassadeur de France  au Congo, la coopération dans ces domaines est extrêmement étroite. Cette coopération se développe, a indiqué Jean-Pierre Vidon parce qu’elle répond à des attentes de la partie congolaise qui montre son très fort engagement dans ces différents domaines.

« Les efforts du Congo, nous les avons relevé par exemple lors de l’Exercice Loango 2014 qui a prouvé la volonté du pays de s’impliquer fortement dans les initiatives à l’échelle sous-régionale. C’est un point qu’il faut mentionner, nous voyons aussi le Congo s’impliquer sur la mer pour lutter contre le phénomène d’insécurité maritime. Donc, c’est une raison de plus aussi pour nous d’appuyer le Congo. Vous avez d’un côté la volonté de la France de vous appuyer et de l’autre côté, la volonté du Congo de montrer son engagement. C’est un partenariat gagnant-gagnant », a conclu le diplomate français.

© Adiac-congo


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