Consultations – Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou : « Le Congo est au-dessus des partis et des hommes politiques »

Consultations – Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou : « Le Congo est au-dessus des partis et des hommes politiques »

Joseph Kignoumbi Kia Mboungou

Joseph Kignoumbi Kia Mboungou

Alors que le membre du bureau politique de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale(Upads), Ange Edouard Poungui a écopé d’une suspension pour avoir été reçu par le chef de l’Etat dans le cadre des consultations politiques, l’autre membre influent de ce même parti et deuxième secrétaire de l’Assemblée nationale, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou a franchi le 3 juin le perron du palais du peuple.

Interrogé par les journalistes sur les risques qu’il court de se faire sanctionner par son parti, Joseph Kignoumbi kia Mboungou a simplement répondu que « le Congo, notre pays, est au-dessus des partis  et des  hommes politiques.  En tant qu’acteur politique, je n’ai pas de raison de tourner le dos au Congo. Nous avons parlé avec le président de la République des problèmes liés à la vie du pays. Pour ce qui est de  la sanction, c’est une affaire interne à notre parti ».  

En ce qui concerne le changement ou non de la Constitution, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou pense qu’il n’est pas opportun de changer ou même de réviser la loi fondamentale parce qu’elle ne pose aucun problème du moins, a-t-il insisté, dans le fonctionnement des institutions. Par contre, il se dit favorable au dialogue national qu’il pense être le moyen le plus indiqué d’apporter des solutions aux différends politiques et sociaux.

De son côté, la délégation du Conseil œcuménique du Congo, conduite par son vice-président, le pasteur Joseph Mavoungou Tchibinda, pense qu’il est une entité neutre qui n’a pas le pouvoir de donner son point de vue sur le changement ou non de la Constitution du 20 janvier 2002. Cependant, il accompagne le président de la République à consolider la paix chèrement acquise au Congo. En outre, le Conseil œcuménique du Congo a suggéré au chef de l’Etat de convoquer le dialogue national seul lieu idéal, selon le conseil, pour débattre des sujets liés à la marche du pays.

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Le président de la Force montante congolaise( Fmc), jeunesse affiliée au parti congolais du travail (Pct), Juste Bernadin Gavet, qui conduisait  la délégation de son mouvement,  a indiqué à la presse qu’il est venu  réaffirmer  au président de la République la volonté de son organisation de changer la Constitution actuelle. En outre, il a mis à profit cette occasion pour aborder les problèmes auxquels la jeunesse congolaise est confrontée, à savoir : le chômage et la pauvreté.

La délégation de la Confédération des syndicats libres et autonomes du Congo(Cosylac), conduite par son chargé de la communication, Lessita Otangui, dit avoir parlé avec le chef de l’Etat des questions liées à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. En ce qui concerne le changement de la Constitution, la Cosylac affirme ne pas avoir le pouvoir de parler des questions politiques. Par contre, elle soutient la convocation  du dialogue national, parce que, a dit Lessita Otangui, il est le seul moyen par lequel les syndicalistes résolvent leurs différends.

Le Mouvement national pour une nouvelle République est favorable aux réformes institutionnelles et au dialogue. Sa délégation était conduite par le député Paul Tchignoumba. Sa Majesté le Roi de Mbaya a choisi de ne rien révéler à la presse après son entretien avec le chef de l’Etat.

L’ancien ministre Clément Mouamba est  la première personnalité à avoir été reçue par le chef de l’Etat dans l’après-midi. Il a indiqué aux journalistes qu’il n’a pas évoqué avec le président de la République la question relative au changement de la Constitution. Par contre, il est favorable au dialogue national qui constitue, selon lui, une condition nécessaire pour apporter les solutions idoines aux contradictions politiques actuelles.

Invité par les journalistes à s’expliquer sur l’éventualité d’une sanction du parti qui l’attend, l’ancien ministre a indiqué qu’il a averti la hiérarchie de son organisation avant de répondre à l’invitation du chef de l’Etat. Malgré son refus, a-t-il expliqué, il s’est entêté à venir s’entretenir avec le président de la République.

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De son côté, le collectif des ex-combattants de la Bouenza, conduite par Sadath Sakala, souhaite la poursuite du dialogue entre les congolais à l’image des précédentes tenues à Brazzaville, Ewo et Dolisie. Cet avis est presque partagé par le collectif des transporteurs en commun du Congo dont la délégation était conduite par Patrick Milandou.

Denis Moungalla, qui a conduit la délégation de Synergie 30, a indiqué à la presse que le chef de l’Etat devrait poursuivre son œuvre de construction et de reconstruction du Congo.  Le Cercle des jeunes nationalistes que dirige Elie Sosthène Olessongo, pour sa part, est favorable au changement de la Constitution et à la convocation du dialogue.

© Adiac-Congo


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