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Congo – Vœux de Nouvel an 2016 : Sassou N’Guesso appelle à des élections apaisées

Dans son message de vœux prononcé, le 31 décembre, le président Denis Sassou N’Guesso a placé l’année 2016 sous le signe de l’avènement de la nouvelle République.
Dans son message de vœux prononcé, le 31 décembre, le président Denis Sassou N’Guesso a placé l’année 2016 sous le signe de l’avènement de la nouvelle République.

Dans son message de vœux prononcé, le 31 décembre, le président Denis Sassou N’Guesso a placé l’année 2016 sous le signe de l’avènement de la nouvelle République. Il a estimé que les douze prochains mois devront consacrer « la mise en œuvre effective et progressives des nouvelles institutions ».

Appelant à « la haute maturité et au sens élevé de la Nation »,  le chef de l’Etat a indiqué que les rendez-vous électoraux à venir, en partant de la présidentielle dont le premier tour est fixé au 20 mars ne doivent pas « faire le lit des diables qui nous prennent la tête de temps en temps ». Denis Sassou N’Guesso faisait sans doute allusion aux violences du 20 octobre, lorsqu’en pleine campagne référendaire, des heurts avaient opposé les forces de l’ordre aux partisans de l’opposition causant des pertes en vies humaines et la destruction de biens publics et privés dans certaines localités du Congo.

C’est la raison pour laquelle, a insisté le président de la République : «  je demande à chacune des parties prenantes au processus électoral : les organes en charge de la gouvernance électorale, les partis politiques, les acteurs de la société civile, les citoyens-électeurs, de tout mettre en œuvre afin que la nouvelle République soit portée sur les fonts baptismaux dans la paix et la cohésion nationale ».

Consolider les progrès en cours

Le président de la République a par ailleurs expliqué que la nouvelle année s’annonce difficile pour les économies des pays pétroliers, le Congo y compris, en raison de « la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole ». Loin de céder au pessimisme, le chef de l’Etat a souligné que c’est le moment pour le gouvernement de consolider la dynamique du progrès en cours dans le pays depuis quelques années : «  Nous devons, malgré tout, maintenir le cap de nos ambitions économiques et sociales en disposant de nos ressources avec parcimonie », a-t-il recommandé, ajoutant que l’Etat ne se dérobera pas de ses principaux engagements en 2016. Denis Sassou N’Guesso a, pour cela, assuré qu’au 1erjanvier de l’année, le point d’indice des salaires des agents de l’Etat passera de 250 à 275 « conformément aux recommandations du comité national du dialogue social ».

Un autre engagement qui sera tenu, a poursuivi le chef de l’Etat, est celui de la municipalisation accéléré de la Bouenza, avec la célébration, le 15 août le 56è anniversaire de la fête de l’indépendance à Madingou, le chef-lieu de ce département. « Les populations de la Bouenza sont en légitime attente de la réalisation de cette promesse. Elle doit être tenue », a-t-il conclu sur ce point.

Ce que fut 2015

Auparavant le président de la République a décrit une année 2015 marquée par tant d’épreuves et d’horreurs dans le monde. Il a surtout évoqué ce terrorisme «  lâche, aveugle et barbare » qui a indistinctement frappé en Afrique, en Europe, en Amérique et en Asie au long de l’année. Pour le président congolais, ces actes rappellent à la conscience universelle que « les valeurs et les aspirations profondes que tous les hommes ont en partage : paix, sécurité, tolérance, droit à la vie, caractère sacré de la personne humaine, sont gravement menacées par cette nébuleuse obscurantiste qu’est le terrorisme. »

Dans le même ordre d’idées, le président de la République a souligné la crise des migrants qui a explosé en 2015, aux conséquences « souvent tragiques », si l’on considère à la fois le nombre de personnes ayant traversé la méditerranée vers l’Europe et celles décédées ou portées disparues au cours des nombreuses traversées. Mais tous n’a pas été que calamité a indiqué Denis Sassou N’Guesso qui s’est félicité de la tenue à Paris, en France, avec le succès que l’on sait, de la Conférence sur le climat COP21. 

Le propre chemin du Congo

Le référendum du 25 octobre s’est aussi invité dans le message du président de la République, pour qui, au moyen du dialogue constructif, les Congolais ont voulu prendre en main leur propre destin : « En 2015, le Congo s’est frayé son chemin, son propre chemin. Les Congolais ont donné à comprendre à tous, que comme les autres peuples du monde, ils sont les seuls juges de leur sort ».

Le chef de l’Etat a salué en passant l’organisation à Brazzaville des 11è Jeux Africains. «  En 2015, le mérite et le génie de notre peuple ont été mis en lumière grâce à l’organisation réussie des 11è Jeux Africains. Une performance éclatante qui a valu à notre pays la reconnaissance unanime de l’Afrique », a-t-il rappelé, terminant son propos sur le souhait de voir les Congolais fournir : « à la nouvelle République naissante les assurances de stabilité et de pérennité.»

Gankama N’Siah
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VOICI >>MESSAGE DE VŒUX DE SON EXCELLENCE MONSIEUR DENIS SASSOU-N’GUESSO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2016

Mes Chers Compatriotes,

Au seuil de la nouvelle année, mes premières pensées vont, ce soir, à toutes celles et à tous ceux parmi vous qui sont en proie aux rudes épreuves de la vie, à la détresse et aux incertitudes du quotidien. Je partage leurs peines et leurs souffrances. Je les exhorte à puiser dans la compassion de la nation les indispensables ressources de l’espoir et du réconfort, afin que l’année 2016 leur soit légère et supportable.

Au Congo, à chaque Congolaise et à chaque Congolais, j’offre, du fond du cœur, mes vœux ardents de santé, de prospérité et de bonheur.

Mes Chers Compatriotes,

Que d’épreuves ont accablé le monde au cours de l’année qui s’achève ! Que d’horreurs l’ont endeuillé !

Le terrorisme aveugle, lâche et barbare a amplifié son entreprise meurtrière en frappant indistinctement en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie. Ceci, du premier au dernier mois de l’année, sans répit, rappelant à la conscience universelle que les valeurs et les aspirations profondes que tous les hommes ont en partage : la paix, la sécurité, la tolérance, le droit à la vie, le caractère sacré de la personne humaine, sont gravement menacées par cette nébuleuse obscurantiste.

    Le phénomène migratoire a connu en 2015 une recrudescence prenant la forme de crise mondiale aux conséquences souvent tragiques.

L’effondrement du cours du pétrole a provoqué une réduction drastique des recettes de l’ensemble des pays pétroliers, plongeant les économies de ces derniers dans des tensions inattendues.

Par bonheur, ces écueils et difficultés ne sont pas insurmontables. Avec la volonté et la détermination de chacun et de tous, l’Humanité peut se forger les raisons de l’espoir et de l’optimisme.  Nous en avons la preuve à travers l’heureux aboutissement de la récente Conférence de Paris sur le Climat.

En 2015, le Congo s’est frayé son chemin, son propre chemin : celui du dialogue constructif, celui de la réaffirmation de son identité à travers sa pleine capacité à prendre en main son destin. Les Congolais ont donné à comprendre à tous que, comme les autres peuples du monde, ils sont les seuls juges de leur sort.

C’est le sens du message que nous avons délivré au monde. En toute humilité, en toute liberté, dans la pleine dignité, nous avons choisi des institutions nouvelles, ouvrant ainsi, souverainement, à notre pays, les portes de la nouvelle République.

En 2015, malgré les contrecoups du marché pétrolier sur notre économie, nous avons poursuivi, avec plus ou moins de bonheur, l’effort national de dotation de notre pays en infrastructures indispensables à son développement. Nous avons consolidé nos acquis sociaux. Nous avons sauvegardé la paix nationale.

En 2015, le mérite et le génie de notre peuple ont été mis en lumière grâce à l’organisation réussie des 11èmes Jeux Africains. Une performance éclatante qui a valu à notre pays la reconnaissance unanime de l’Afrique.

Mes chers Compatriotes,

 Que dire de l’année 2016 ?

2016 c’est l’année de la mise en œuvre effective et progressive des nouvelles institutions de la République. C’est une année électorale. Une année qui, à ce titre, doit de nouveau consacrer notre haute maturité et notre sens élevé de la nation.

Cela pour que les échéances politiques à venir, en commençant par l’élection présidentielle dont la date vient d’être fixée, ne fassent pas le lit des diables qui, de temps en temps, quand ils le veulent, nous prennent la tête. 

C’est la raison pour laquelle, je demande à chacune des parties prenantes au processus électoral notamment : les organes en charge de la gouvernance électorale, les partis politiques, les acteurs de la société civile, les citoyens-électeurs, de mettre tout en œuvre afin que la nouvelle République soit portée sur les fonts baptismaux dans la paix et la cohésion nationale.

2016 s’annonce, par ailleurs, comme une année difficile au plan économique et financier, résultat inéluctable, ainsi que je l’ai dit tantôt, de la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole.  Cette conjoncture défavorable ne doit pas entamer notre ardeur au travail. Au contraire, elle doit être le levain de notre capacité à donner à la nation ce qu’elle est en droit d’attendre de nous.

La dynamique de progrès qui est en marche depuis quelques années ne doit pas s’arrêter. Nous devons, malgré tout, maintenir le cap de nos ambitions économiques et sociales en disposant de nos ressources avec parcimonie. Ainsi, en accordant la prédilection à l’essentiel, l’Etat sera en mesure de tenir ses principaux engagements, surtout ceux à caractère social.

Dans cette optique, pour ne citer qu’un exemple, le Gouvernement poursuivra l’effort de valorisation progressive du point d’indice des salaires des agents de l’Etat en le faisant passer   de 250 à 275 à compter du premier janvier 2016, conformément aux recommandations du Comité National du Dialogue Social.

Un autre engagement auquel l’Etat ne doit se dérober en 2016, c’est la municipalisation accélérée du département de la Bouenza et l’organisation de la Fête nationale à Madingou. Les populations de la Bouenza sont en légitime attente de la réalisation de cette promesse. Elle doit être tenue. 

Mes Chers Compatriotes,

Voilà donc ce que sera 2016. Année du renouveau institutionnel et politique. Année de l’audace face aux incertitudes conjoncturelles. Année qui comme d’autres, n’aura pour défis que des difficultés à vaincre, des désirs à combler, des besoins à satisfaire. Cela n’est pas nouveau, car c’est le combat de la vie, le combat de chaque instant, le combat de tous les temps.

A nous d’affronter ce combat, toujours unis, dans l’indispensable cohésion et la nécessaire cohérence, pour donner à la République naissante des assurances de stabilité et de pérennité.

Nous en avons les moyens. Nous en avons les possibilités.

Tous mes vœux accompagnent chacune et chacun de vous, afin que 2016 soit pour nous tous une année de tous les succès.

Vive le Congo !

Vive la République !

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