Congo: «Vivre ensemble», où en est le programme du Premier ministre et du maire de Brazzaville?

Congo: «Vivre ensemble», où en est le programme du Premier ministre et du maire de Brazzaville?

Le 10 août 2016, le Premier ministre Clément Mouamba et Hugues Ngouélondélé, député maire de Brazzaville, avaient organisé dans la ville capitale, une rencontre citoyenne baptisée «Cocktail du Vivre Ensemble». Près d’une année après son lancement, où sommes-nous avec ce fameux concept ?

C’est dans une situation politique des plus moroses marquée par la crispation des relations entre filles et fils du Congo, que le Premier ministre congolais et le maire de Brazzaville Hugues Ngouélondélé avaient lancé leur fameux concept «Vivre ensemble». Ce climat, né du processus électoral de 2015-2016 a aussi et surtout affecté gravement le climat des affaires au Congo. La question que le commun des mortels peut se poser aujourd’hui, c’est celle de savoir, où sommes-nous avec ce fameux concept du « Vivre ensemble » ? Pourquoi, cette initiative tant louable qui a été appréciée par bon nombre des Congolais est-elle restée jusqu’ici sur le terrain de la pratique, une belle lettre morte ?

Face à la situation qualifiée de peu enviable pour l’ensemble de la communauté nationale, Clément Mouamba et Hugues Ngouélondélé avaient insisté sur les devoirs de tout citoyen face à la Nation. Estimant qu’il était temps pour eux, d’inviter les Congolaises et Congolais à briser le mur du silence injustifié qui continue de séparer les filles et fils du Congo. Ainsi donc, le temps était venu pour les responsables politiques de toutes obédiences politiques de se regarder et de se parler franchement en privilégiant la nation, d’adresser au peuple congolais un signal positif et lui prouver que les divergences politiques peuvent, grâce au génie congolais, être synthétisées en convergence indispensable pour le salut de la nation.

Près d’une année après l’annonce de cette noble intention, tous les acteurs de la classe politique congolaise continuent à se regarder encore en chiens de faïence. Toutes les problèmes du Congo exigent que les Congolais se parlent, dialoguent, se pardonnent. Pourquoi, aucune situation n’interpelle personne ? Dans tous les pays du monde, les solutions louables à tous problèmes sortent de grandes concertations. Notre situation politique au Congo demeure quasiment la même. L’intérêt général continue d’être sacrifié en faveur des intérêts égoïstes alors que, le peuple Congolais dans son entièreté souhaite voir le Congo aller de l’avant. Le concept «Vivre ensemble» selon ses initiateurs, était considéré comme un sursaut patriotique, pour l’entame du processus de décrispation des relations entre fils et filles d’une même patrie. Car, ce qui nous unit n’est-il pas plus grand que ce qui divise notre classe politique ?

Nul n’a choisi de naître Congolais. Le Congo est et restera notre patrimoine commun. Cette initiative offrait et offre encore l’occasion d’établir des passerelles pour aller à la cohésion nationale. Malheureusement, elle a comme été lancée comme d’habitude pour la diversion. Le Congo est un vaste cimetière de projets, initiatives, slogans, tout le monde le sait. La concorde nationale, et la cohésion nationale sont des objectifs qu’on ne peut pas atteindre sans promouvoir la culture de la tolérance, qui est le véritable ferment du «Vivre Ensemble».

Le concept «Vivre ensemble» devrait permettre à tous les Congolais, où qu’ils soient, à oeuvrer pour que la pratique de la politique du Congo aboutisse désormais sur des processus électoraux apaisés, où «les gagnants ne pensent pas avoir tout gagné, et les perdants ne désespèrent pas, en se considérant d’avoir tout perdu», car, le seul vainqueur c’est le souverain primaire.

Les Congolais ont en commun beaucoup des valeurs à partager et aussi de choses communes à préserver. C’est dans ce sens que le Congo peut se retrouver dans le concert des nations.

Les Congolais, au-delà des clivages et de toutes divergences devraient désormais ériger des ponts entre eux et non des murs afin qu’ils marchent la main dans la main et surtout dans la sincérité.

Le premier ministre pour sa part avait promis poursuivre l’initiative sur toute l’étendue du territoire national afin d’impliquer tous les citoyens congolais. Malheureusement, sur le terrain de cela n’est perçu. Le peuple congolais continue d’attendre sans perdre espoir.

L’initiative est bonne. Mais, pour retrouver la paix véritable, la concorde nationale, les Congolais, peu importe leur appartenance politiques ou régionales puissent s’asseoir et traiter du Congo. C’est ça le vivre ensemble. Pour vivre ensemble, il faut être capable de se concerter pour se comprendre et se pardonner

Auguste N’GUEMBO

 



No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils