Congo – Université Marien Ngouabi : Le ministre Bruno Jean Richard Itoua récuse l’idée d’une année blanche

Bruno Jean Richard Itoua

Le ministre de l’enseignement supérieur Bruno Jean Richard Itoua répondant aux journalistes Crédit photo : Jean Bedel Bango

En séjour de travail en France, le ministre congolais de l’enseignement supérieur s’est prêté aux questions de nos confrères des Dépêches de Brazzaville, avec lesquels il a évoqué la situation de grève qui prévaut à l’Université Marien Ngouabi. Pour Bruno Jean Richard Itoua, il n’y aura pas d’année académique blanche, ni pour celle qui se termine, ou pour celle qui commence.

Une confiance affichée, c’est pour ainsi dire, le sentiment qu’anime le ministre de l’enseignement supérieur congolais, qui sans méconnaître les problèmes en cours à l’Université Marien Ngouabi, pense que ceux-ci seront résorbés dans les délais raisonnables, et qu’ils ne mettent pas en péril tout le système de l’enseignement supérieur.

« Seule l’université Marien-Ngouabi est touchée par la grève. Les établissements publics d’enseignement supérieur tels l’INTS et le CIRAS, qui ne font pas partie de l’université Marien-Ngouabi, et les établissements privés continuent à fonctionner normalement. Les étudiants ne sont pas en grève et une partie de l’administration assure le service minimum.

Nous ne devons pas considérer cette grève comme quelque chose de particulier. Elle intervient dans un contexte macro-économique et financier difficile dû à la baisse des revenus pétroliers. Durant cette période transitoire, quelques obligations de l’État n’ont pas été remplies à temps. J’affirme qu’elles le seront quand nous aurons rétabli les équilibres, ce qui devrait intervenir vraisemblablement très rapidement.

Bien qu’ayant réglé un mois de salaire, nous ne sommes pas parvenus à résorber la totalité des arriérés et l’intersyndicale n’a pas accepté de reprendre le travail, jugeant l’effort du gouvernement insuffisant. Les syndicalistes ont également refusé d’organiser les concours d’entrée, les sessions de rattrapage et de faire les inscriptions de l’année qui va commencer.

Nous sommes toujours en négociation. J’ai bon espoir que nous trouverons un accord assez rapidement. Nous continuerons à nous assurer, au niveau du gouvernement, qu’un deuxième mois de salaire sera rapidement payé et que, d’ici à la fin de l’année, nous pourrons résorber le retard.

L’année scolaire 2016-2017 est terminée mais subsistent néanmoins les sessions de rattrapage pour quelques examens qui n’ont pas eu lieu. On ne peut donc pas dire qu’il s’agisse d’une année blanche puisque l’ensemble des cours a été dispensé. De même, l’année académique 2017-2018 n’a pas encore commencé ; il se révèle donc difficile de dire qu’elle va être blanche.

Nous devrions nous entendre très rapidement avec l’intersyndicale pour que les concours aient lieu et que les inscriptions soient réalisées. Ainsi, nous aurons posé le premier jalon de l’année académique 2017/2018.

Aujourd’hui, il n’est question d’année blanche ni pour l’année universitaire qui se termine, ni pour celle qui va commencer. J’appelle l’opinion nationale à être sereine sur ce sujet. »

Sérénité pour sérénité, le temps presse tout de même.

Bertrand BOUKAKA

 

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