home Brazzaville, Congo Congo: une grève perdure à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville

Congo: une grève perdure à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville

La grève dans l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, l’unique université publique au Congo, qui perdure depuis bientôt un mois, commence à inquiéter les étudiants.

Le Collège intersyndical des enseignants et personnels administratifs de cette unique université publique du pays avait lancé un mouvement de grève qui, depuis le 1er septembre, paralyse la dizaine de facultés et instituts supérieurs qui la compose. Alors que les étudiants attendent, dans la plupart des établissements, les examens de la deuxième session.

La grève des enseignants et personnels de l’Université Marien Ngouabi, l’une des plus anciennes d’Afrique centrale, ne semble pourtant pas près d’être levée.

Le 31 août dernier, le collège intersyndical de cette université réuni à Brazzaville avait lancé un avis de grève « à partir du 1er septembre à 7 heures 00, jusqu’à la mise à disposition totale des subventions des deuxième et troisième trimestres de l’année 2016, afin de permettre à l’université Marien Ngouabi de préparer sereinement la rentrée académique 2016-2017 », précise le communiqué issu de cette rencontre.

Le non-versement par le gouvernement des dotations budgétaires destinées au fonctionnement est la principale cause de grève récurrentes dans cette institution d’enseignement supérieur. Cette fois-ci, les étudiants boursiers ont emboité le pas à leurs enseignants en décrétant, eux-aussi, une grève illimitée pour presser les autorités à verser les bourses d’étude.

A la direction centrale de la scolarité de l’université, de nombreux jeunes bacheliers s’attroupent chaque matin. Ils attendent la délivrance des attestations de réussite au bac, en vue de s’inscrire dans les différentes facultés dont les portes demeures closes depuis un mois.

« Il y a un service minimum qui est maintenu pour servir les nouveaux bacheliers, mais je suis allé à l’école pour déposer le dossier, personne n’est au bureau », s’alarme Elie. L’entrée à l’enseignement supérieur n’est pas une partie de plaisir pour ce jeune homme qui souhaite passer le concours d’entrée à l’École normale supérieure.

« Jusque-là nous n’avons fait que la première session d’examens de passage, alors que selon la réglementation nous devons passer une session de rattrapage, puis aborder la deuxième session et sa phase de rattrapage. Tout cela est loin d’être programmé à cause de cette grève qui ne fini pas. c’est très inquiétant parce que nous risquons de perdre une année », s’est plaint un étudiant en master de droit.

Avec Xinhua

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