Congo: une fraude décelée sur les créances

Calixte Nganongo

Le ministre congolais des finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Nganongo

Lors d’une rencontre avec les cadres de son département, le 20 novembre à Brazzaville, le ministre des Finances, Calixte Nganongo, a fustigé le volume des créanciers « fictifs » décelés dans le cadre de l’opération d’audit de la dette intérieure. 

Les rapports d’audit de la dette intérieure filtrent au compte-gouttes, alors qu’ils sont attendus par les partenaires du FMI (Fonds monétaire international). Depuis le mois de mars de cette année, le gouvernement avait engagé les cabinets Ernst &Young et Cacoges pour diagnostiquer le stock de la dette locale. Ils doivent produire un fichier unique du passif de l’Etat allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016.

Les deux cabinets en charge de l’audit devraient, en effet, passer au peigne fin les archives de la dette puis la liste des opérateurs économiques avant de les lier aux écritures comptables justifiant les créances. En raison des difficultés qui ont émaillé l’enquête, les auditeurs ont sollicité un délai supplémentaire, afin de peaufiner leur enquête. 

Le ministre des Finances et du budget qui veut ouvrir un front contre les fraudeurs, a décidé de lever le voile sur les premiers résultats d’audit. « Je viens d’apprendre à la faveur des résultats de la première étape au niveau de l’audit de la dette intérieure que 50% des créanciers ne viennent plus réclamer leurs fonds. Cela signifie que l’Etat avait affaire à des créances fictives », a déclaré Calixte Nganongo sans avancer les chiffres exacts de cette dette.

Il faut noter que la détermination de la masse de la dette congolaise est l’une des recommandations formulées par le FMI dans le cadre des négociations avec le gouvernement. Une délégation de l’institution financière conduite par son conseiller Afrique, Alex Segura-Ubiergo, vient d’achever une mission de près de dix jours à Brazzaville. Les émissaires du FMI ont exhorté le gouvernement à finaliser un accord avec ses créanciers en vue de réduire le poids du passif de l’Etat.

Outre la question de la dette, la mission du FMI a insisté sur la poursuite de la lutte contre la corruption et la fraude. Le ministre Calixte Nganongo a dû employer des mots durs contre les fraudeurs. « Certains s’accordent à contourner toutes les mesures prises ; nous attendons l’adoption des réformes pour faire la chasse aux sorcières. Personnellement, je serai intraitable vis-à-vis des fraudeurs », a-t -il averti. 

Fiacre Kombo 

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale



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